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§ 11 · Compétition

La victoire à la Carrera Panamericana 1952

Mercedes-Benz 300 SL « Gullwing » · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un engagement tardif mais massif

Sensible à la notoriété croissante de cette course sur route ouverte au Mexique, et sollicitée par son propre représentant local à Mexico, Daimler-Benz mobilise des moyens considérables pour la troisième édition de la Carrera Panamericana, en novembre 1952 : deux camions de trois tonnes et demie et trente-cinq personnes de soutien technique accompagnent les voitures de course. Faute de catégorie spécifique pour les trois litres, la cylindrée des moteurs engagés est légèrement portée à 3,1 litres, portant la puissance à 177 ch.

Un pneumaticien pris de vitesse

Continental, le fournisseur de pneumatiques de la marque, ne dispose pas du temps ni de l'expertise nécessaires pour développer un pneu spécifique à cette épreuve si particulière, courue sur des routes ouvertes de tous types de revêtements sur plus de trois mille kilomètres ; l'entreprise se contente d'envoyer environ trois cents pneus de modèles différents, à charge pour les équipes de choisir sur place selon les tronçons.

Deux collisions animalières, une victoire malgré tout

La course est marquée par deux incidents restés célèbres : Hermann Lang percute un chien tôt dans l'épreuve, tandis que son coéquipier de marque Karl Kling percute un vautour à environ 217 km/h dans les premières étapes — un choc suffisamment violent pour endommager sérieusement le pare-brise du coupé, sans empêcher l'équipage de poursuivre. Selon Wikipédia anglophone, Mercedes-Benz engage deux coupés et deux cabriolets (quatre voitures au total) pour cette épreuve ; Wikipédia, dans son article consacré à la W194 elle-même, mentionne pour sa part l'engagement de seulement trois « gullwings » — une divergence de décompte entre deux articles de la même encyclopédie, documentée dans sources/verification-croisee.md plutôt que tranchée arbitrairement.

Un doublé, entaché de la disqualification d'un pilote américain

Après avoir dépassé la Ferrari de tête pilotée par Giovanni Bracco, l'équipage Karl Kling/Hans Klenk s'impose devant leurs coéquipiers Hermann Lang et Erwin Grupp, offrant à la marque un nouveau doublé quelques mois seulement après celui du Mans — voir La victoire aux 24 Heures du Mans 1952. Un possible triplé Mercedes est cependant écarté par la disqualification du pilote américain John Fitch, pénalisé pour avoir laissé un mécanicien toucher sa voiture au cours de l'avant-dernière étape. Cette double victoire de 1952 (Le Mans puis la Carrera Panamericana) est unanimement présentée comme l'élément déclencheur de la démarche de Max Hoffman auprès de la direction de Stuttgart — voir Max Hoffman, l'importateur qui a imposé la version routière.

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Provenance de cette fiche
Date d'extraction
13 sept. 2026
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