Des quatre-cylindres M102 au retour du six-en-ligne M256 : l'évolution des moteurs essence
Les débuts (1984) : la continuité SOHC héritée de la W123
Au lancement de la W124 en 1984, la gamme essence reconduit une architecture arbre-à-cames-en-tête unique déjà utilisée sur la W123 : le quatre-cylindres M102 (200, 230E) et le six-cylindres M103 (260E, 300E), tous deux à inclinaison de 15° et allumage transistorisé sans rupteur (TSZ). Voir Les moteurs essence de la W123 — M115, M102, M123 et M110 (dossier mercedes-w123/, lecture seule) pour le détail de cette architecture d'origine.
1989-1992 : la transition vers le double arbre à cames
Le tournant technique majeur de cette génération est l'introduction, en septembre 1989, du M104, premier six-cylindres à double arbre à cames en tête conçu entièrement en interne par Mercedes-Benz (à la différence du seize-soupapes de la 190E 2.3-16, développé avec Cosworth). Ce moteur inaugure également un calage variable de l'arbre à cames d'admission sur deux positions. À l'été 1992, la bascule au double arbre à cames s'étend à l'ensemble de la gamme moyenne avec l'arrivée du quatre-cylindres M111, qui remplace le M102 dans les 200E/220E : une prouesse de rationalisation industrielle permet d'utiliser un alésage unique de 89,9 mm pour les quatre familles de cylindrée du moment, seule la course (et donc le vilebrequin) variant d'une version à l'autre. Voir La W124 (1984-1997) : la génération fondatrice, avant et après le nom « Classe E » pour le contexte complet de cette transition.
Les années 1990-2010 : généralisation du turbo et passage au V6/V8
Sur les générations W210 à W212, la gamme essence poursuit son downsizing progressif : le six-cylindres en ligne cède la place à des architectures en V6 (M112 puis M272/M276) et le haut de gamme repose sur des V8 atmosphériques puis suralimentés (M113, M273, M278). Les entrées de gamme quatre-cylindres évoluent vers l'injection directe suralimentée, avec l'apparition de la dénomination CGI (Charged Gasoline Injection) dès la W212 (E200 CGI, E230 CGI). Ce segment de l'évolution motoriste, moins documenté par les sources directement consultées cette session que les deux extrémités de la chronologie (lancement W124 et W213 actuel), reste un gisement à approfondir lors d'une prochaine session, idéalement avec une source technique dédiée par génération.
W213 (2016) : le retour inattendu du six-cylindres en ligne
Rupture technique notable documentée par Wikipédia anglophone : la W213 abandonne les six-cylindres en V au profit d'un retour au six-cylindres en ligne, architecture délaissée depuis la fin de carrière du M104 dans les années 1990. Cette nouvelle famille de moteurs (désignée M256 dans la littérature spécialisée généraliste, non vérifiée directement par une source primaire cette session) équipe notamment les versions hybrides légères 48 volts de la gamme actuelle.
Voir aussi
- Les moteurs essence de la W123 — M115, M102, M123 et M110 (dossier
mercedes-w123/) - La W124 (1984-1997) : la génération fondatrice, avant et après le nom « Classe E »
- W213 (2016-2023) : retour au six-cylindres en ligne et première conduite autonome de niveau 3
- Le V8 M119 et le partenariat Porsche : comment naît la 500 E
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 14 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Mercedes-Benz_W124 ↗
- Les moteurs essence de la W123 — M115, M102, M123 et M110Mercedes-Benz W123 · Moteur
- Le V8 M119 et le partenariat Porsche : comment naît la 500 EMercedes-Benz Classe E · Moteur
- W213 (2016-2023) : retour au six-cylindres en ligne et première conduite autonome de niveau 3Mercedes-Benz Classe E · Histoire et modèles
- La W124 (1984-1997) : la génération fondatrice, avant et après le nom « Classe E »Mercedes-Benz Classe E · Histoire et modèles