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§ 02 · Moteur

Le monocylindre Fichtel & Sachs du Kabinenroller : architecture technique du 173 et du 191 cm³

Messerschmitt KR175/KR200 · 1953–1964 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un fournisseur unique, du premier Flitzer au dernier KR200

Le motoriste Fichtel & Sachs accompagne Fritz Fend sur toute la durée de son parcours automobile, du modeste 98 cm³ qui équipait déjà le Flitzer de la fin des années 1940 (voir Fritz Fend avant Messerschmitt : des voiturettes pour mutilés de guerre au Flitzer (1948-1951)) jusqu'au bicylindre du Tg500 « Tiger » de 1958 (voir Le FMR Tg500 « Tiger » : la version à quatre roues qui change tout, sauf le nom qu'on ne pouvait pas lui donner). Sur le KR175 comme sur le KR200, il s'agit d'un monocylindre deux-temps refroidi par air, monté au centre du véhicule, juste devant la roue arrière et immédiatement derrière le siège du passager — une implantation qui explique en partie l'allongement caractéristique de la carrosserie tandem (voir Une place derrière l'autre : l'architecture tandem, unique dans l'histoire de l'automobile de série).

KR175 : 173 cm³ et un démarrage à la corde

Le premier moteur, celui du KR175, affiche une cylindrée de 173 cm³ (alésage 62 mm, course 58 mm) pour un taux de compression de 6,8:1 et une puissance annoncée de 6,7 kW, soit environ 9 chevaux, à 5 250 tr/min. Le démarrage s'effectue de série par lancement à la corde, à la manière d'un moteur de tondeuse ou de hors-bord, un démarreur électrique n'étant proposé qu'en option avant de devenir la norme à partir de 1954. La transmission associée est une boîte séquentielle à quatre rapports, sans synchronisation ni marche arrière au sens propre (voir Pas de marche arrière... mais un moteur qui tourne à l'envers : la solution la plus originale du KR200 pour la solution retenue face à cette absence). La consommation annoncée, de l'ordre de 3,7 l/100 km, place le véhicule parmi les plus sobres de toute l'industrie automobile de son époque, dans la même veine que l'argument de sobriété déjà mis en avant pour l'Isetta contemporaine (voir le dossier moteur de l'Isetta, dossier bmw-isetta/).

KR200 : une cylindrée portée à 191 cm³, une puissance en légère hausse

Avec le passage au KR200 en 1955, la cylindrée grimpe à 191 cm³, pour une puissance revendiquée de l'ordre de 10 ch (7,4 kW), soit environ un cheval de plus que le bloc du KR175 — un gain modeste sur le papier, mais suffisant, combiné à l'allègement aérodynamique de la carrosserie, pour apporter un supplément de vitesse de pointe d'environ 10 km/h malgré une prise de poids de 23 kg par rapport au modèle remplacé (voir Le KR200 remplace le KR175 (1955) : une refonte presque totale sous une silhouette presque inchangée). Le moteur reçoit deux jeux de vis platinées (rupteurs), une particularité directement liée au mécanisme de marche arrière propre à ce véhicule.

Un point commun frappant avec l'Isetta rivale : le Dynastart

Comme le monocylindre quatre-temps de la BMW Isetta contemporaine (voir le fonctionnement du Dynastart chez BMW, dossier bmw-isetta/), les dernières évolutions du moteur Messerschmitt reçoivent également un bloc combiné Dynastart faisant office à la fois de dynamo de charge et de démarreur électrique — une solution technique alors répandue dans l'industrie de la motocyclette et que les deux rivaux allemands adoptent chacun de leur côté, sans lien direct entre eux, pour la même raison : simplifier et alléger un ensemble électrique destiné à un véhicule ultra-économique.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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