D'objet de dérision à voiture de collection recherchée
Le « Smart des années 1950 »
Les commentateurs automobiles contemporains décrivent volontiers la Metropolitan comme « la Smart des années 1950 » : un véhicule à l'aise pour un usage urbain jusqu'à environ 50 mph, capable de pointes à 75 mph, mais pénalisé sur longs trajets par un niveau sonore élevé et une suspension peu adaptée aux distances importantes — un jugement qui recoupe directement les réserves formulées par la presse d'essai de l'époque sur le comportement routier du modèle (voir L'accueil sévère de la presse britannique — « une aberration préposterée » et Metropolitan contre Coccinelle — le duel d'accélération selon Road & Track).
Une disponibilité de pièces jugée bonne par les spécialistes
Ken Gross, ancien directeur du Petersen Automotive Museum de Los Angeles, souligne que si les pièces mécaniques restent relativement faciles à trouver — héritage direct de la base technique Austin largement diffusée à l'époque —, la tôlerie de carrosserie représente en revanche « un défi », les planchers et le bas des ailes étant particulièrement exposés à la corrosion. Cette combinaison — mécanique simple et disponible, carrosserie plus délicate à restaurer — façonne le profil type du restaurateur amateur attiré par le modèle.
Un profil de restaurateurs atypique dans le monde de la collection
Un fait relevé par plusieurs sources consultées mérite d'être signalé : la Metropolitan attirerait, davantage que la moyenne des voitures de collection américaines, des restaurateurs débutants et notamment des femmes — une démographie traditionnellement sous-représentée dans le monde de la restauration automobile, et dont l'intérêt pour ce modèle précis fait écho, plus de soixante-dix ans plus tard, au ciblage marketing d'origine du véhicule auprès d'une clientèle féminine (voir La première voiture d'après-guerre pensée pour les conductrices américaines).
Une cote en hausse alors que d'autres collectors des années 1960 stagnent
Les sources consultées notent un intérêt collectionneur en nette augmentation ces dernières années pour la Metropolitan, à un moment où la cote de nombreuses autres voitures de collection américaines des années 1960 tend à se stabiliser voire à plafonner — un phénomène que les mêmes sources attribuent à la reconnaissance progressive de la Metropolitan comme un objet de design singulier et immédiatement identifiable, plutôt qu'à ses performances ou à son comportement routier, jamais présentés comme ses points forts. Des clubs de propriétaires actifs existent des deux côtés de l'Atlantique, notamment le Metropolitan Owners Club britannique, ainsi qu'un marché de pièces de reproduction et d'accessoires bien fourni.
Des conversions et personnalisations créatives, jusqu'à la motoneige
La communauté de propriétaires a produit, au fil des décennies, un éventail de conversions créatives allant bien au-delà de la restauration à l'identique : pick-up, break artisanal, limousine étirée, installation de moteurs V8 et même conversion en motoneige (« Metro-Sled ») — une créativité mécanique qui contraste avec l'image initialement policée et féminine du modèle, et qui témoigne d'un attachement communautaire allant au-delà de la simple nostalgie.
Voir aussi
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 16 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Nash_Metropolitan ↗
- Propriétaires célèbres — de la première voiture de Steve Jobs au coupé sauvé des flammes d'Elvis PresleyNash Metropolitan · Culture populaire collection
- La première voiture d'après-guerre pensée pour les conductrices américainesNash Metropolitan · Marché americain marketing
- L'accueil sévère de la presse britannique — « une aberration préposterée »Nash Metropolitan · Marché britannique réception critique
- Une silhouette immédiatement reconnaissable au cinéma et à la télévisionNash Metropolitan · Culture populaire collection
- Metropolitan contre Coccinelle — le duel d'accélération selon Road & TrackNash Metropolitan · Marché britannique réception critique
- Une silhouette immédiatement reconnaissable au cinéma et à la télévisionNash Metropolitan
- Le break qui n'a jamais existé — les prototypes Metropolitan avortésNash Metropolitan
- L'Astra-Gnome de Richard Arbib — une Metropolitan en costume de voiture de l'an 2000Nash Metropolitan
- Le bicolore et les « sweep-spears » chromés de la Series IIINash Metropolitan
- Le Metropolitan Club et son bulletin « The Met Letter » (1957-1962)Nash Metropolitan
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