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§ 09 · Culture populaire collection

D'objet de dérision à voiture de collection recherchée

Nash Metropolitan · 1953–1961 · 2 min de lecture · extraite le 16 sept. 2026

Le « Smart des années 1950 »

Les commentateurs automobiles contemporains décrivent volontiers la Metropolitan comme « la Smart des années 1950 » : un véhicule à l'aise pour un usage urbain jusqu'à environ 50 mph, capable de pointes à 75 mph, mais pénalisé sur longs trajets par un niveau sonore élevé et une suspension peu adaptée aux distances importantes — un jugement qui recoupe directement les réserves formulées par la presse d'essai de l'époque sur le comportement routier du modèle (voir L'accueil sévère de la presse britannique — « une aberration préposterée » et Metropolitan contre Coccinelle — le duel d'accélération selon Road & Track).

Une disponibilité de pièces jugée bonne par les spécialistes

Ken Gross, ancien directeur du Petersen Automotive Museum de Los Angeles, souligne que si les pièces mécaniques restent relativement faciles à trouver — héritage direct de la base technique Austin largement diffusée à l'époque —, la tôlerie de carrosserie représente en revanche « un défi », les planchers et le bas des ailes étant particulièrement exposés à la corrosion. Cette combinaison — mécanique simple et disponible, carrosserie plus délicate à restaurer — façonne le profil type du restaurateur amateur attiré par le modèle.

Un profil de restaurateurs atypique dans le monde de la collection

Un fait relevé par plusieurs sources consultées mérite d'être signalé : la Metropolitan attirerait, davantage que la moyenne des voitures de collection américaines, des restaurateurs débutants et notamment des femmes — une démographie traditionnellement sous-représentée dans le monde de la restauration automobile, et dont l'intérêt pour ce modèle précis fait écho, plus de soixante-dix ans plus tard, au ciblage marketing d'origine du véhicule auprès d'une clientèle féminine (voir La première voiture d'après-guerre pensée pour les conductrices américaines).

Une cote en hausse alors que d'autres collectors des années 1960 stagnent

Les sources consultées notent un intérêt collectionneur en nette augmentation ces dernières années pour la Metropolitan, à un moment où la cote de nombreuses autres voitures de collection américaines des années 1960 tend à se stabiliser voire à plafonner — un phénomène que les mêmes sources attribuent à la reconnaissance progressive de la Metropolitan comme un objet de design singulier et immédiatement identifiable, plutôt qu'à ses performances ou à son comportement routier, jamais présentés comme ses points forts. Des clubs de propriétaires actifs existent des deux côtés de l'Atlantique, notamment le Metropolitan Owners Club britannique, ainsi qu'un marché de pièces de reproduction et d'accessoires bien fourni.

Des conversions et personnalisations créatives, jusqu'à la motoneige

La communauté de propriétaires a produit, au fil des décennies, un éventail de conversions créatives allant bien au-delà de la restauration à l'identique : pick-up, break artisanal, limousine étirée, installation de moteurs V8 et même conversion en motoneige (« Metro-Sled ») — une créativité mécanique qui contraste avec l'image initialement policée et féminine du modèle, et qui témoigne d'un attachement communautaire allant au-delà de la simple nostalgie.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
16 sept. 2026
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