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§ 01 · Histoire et genèse

L'Alliance Renault-Nissan et l'échec européen de l'Almera — genèse du projet Qashqai (1999-2002)

Nissan Qashqai · depuis 2006 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un nouveau patron, une nouvelle stratégie européenne

La formation de l'Alliance Renault-Nissan en 1999 place Carlos Ghosn à la direction opérationnelle (COO) du constructeur japonais, avec pour mission explicite de redresser un portefeuille de modèles européens jugé peu compétitif. La Nissan Almera, berline compacte du segment C, concentre alors l'essentiel de cette inquiétude : ses ventes européennes restent obstinément faibles face aux ténors du segment.

Premier projet, premier échec (2002)

Début 2002, une équipe de 25 ingénieurs européens de Nissan se rend au centre technique du constructeur au Japon pour lancer un projet de douze mois destiné à concevoir la remplaçante de l'Almera. Le véhicule envisagé, plus grand que l'Almera, doit se positionner face à la Volkswagen Golf Plus et à la SEAT Altea — soit un monospace compact à mi-chemin entre la berline et le ludospace. En interne, ce projet porte le nom de code B32A.

Réunie le 13 décembre 2002 pour présenter les résultats de huit mois de travail, l'équipe doit se rendre à l'évidence : les calculs internes montrent que ce véhicule, une fois produit, échouerait commercialement tout comme l'Almera qu'il était censé remplacer. Le développement du projet B32A est abandonné en 2003.

Le pivot vers un « mini-Murano »

Plutôt que de proposer une nouvelle berline compacte classique, l'équipe de développement retient une idée radicalement différente : un véhicule combinant la polyvalence et l'image d'un SUV avec le gabarit, l'agrément de conduite et le budget d'utilisation d'une compacte à hayon familiale. En interne, les concepteurs surnomment le projet « mini-Murano », en référence au grand crossover Murano que Nissan vient de lancer avec succès en Amérique du Nord. Le nouveau projet reçoit le nom de code P32L.

Cette approche s'inscrit dans une stratégie plus large voulue par la nouvelle direction : plutôt que de rivaliser frontalement dans des segments déjà occupés, Nissan cherche à créer des véhicules inédits pour des niches de marché encore vacantes en Europe — une logique déjà éprouvée l'année précédente avec le lancement du monospace compact Note.

Le développement du mulet roulant se poursuit ensuite en lien avec le centre technique européen de Nissan, tandis que le service de planification produit recueille les retours d'acheteurs potentiels de SUV et de compactes à hayon pour affiner le cahier des charges. Le coût total de développement du projet dépassera au final les 300 millions d'euros, selon une déclaration ultérieure de Carlos Ghosn.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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