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§ 01 · Histoire et modèles

La crise de General Motors et la vente avortée d'Opel à Magna-Sberbank (2009)

Opel Insignia · 2008–2022 · 2 min de lecture · extraite le 16 sept. 2026

Un contexte de quasi-faillite

L'Insignia est lancée en octobre 2008, quelques mois avant que General Motors ne dépose le bilan aux États-Unis, en juin 2009, dans le sillage de la crise financière mondiale. Ses filiales européennes Opel et Vauxhall, alors au bord de l'effondrement financier, deviennent l'objet de négociations de cession dès l'été 2009.

Le projet de rachat par Magna et Sberbank

À l'issue de plusieurs semaines de négociations, un accord de principe est trouvé en septembre 2009 pour céder Opel et Vauxhall à un consortium formé de l'équipementier canado-autrichien Magna International et de la banque russe Sberbank. Ce projet, alors présenté comme quasiment acté, aurait fait passer la marque sous contrôle largement russo-canadien, avec des implications industrielles majeures pour les usines allemandes et britanniques du groupe.

Le revirement du conseil d'administration de GM

Contre toute attente, le conseil d'administration de General Motors renonce finalement à cette vente le 3 novembre 2009, invoquant l'importance stratégique d'Opel et de Vauxhall pour la stratégie mondiale du groupe, et choisit de conserver ses filiales européennes tout en engageant une restructuration interne. Cette décision, controversée, intervient après que GM a estimé qu'un plan de restructuration interne de 3 milliards d'euros restait moins coûteux que la contribution financière qu'aurait exigée la poursuite de la vente à d'autres repreneurs. Le projet de cession faisait par ailleurs l'objet d'une enquête de la Commission européenne pour suspicion d'aide d'État illégale de la part de gouvernements européens désireux de préserver l'emploi local.

Une décennie de sursis avant la vente effective

Opel et Vauxhall resteront finalement propriété de General Motors pendant encore huit ans, jusqu'à leur cession effective au Groupe PSA en 2017 (voir Le rachat d'Opel/Vauxhall par le Groupe PSA en 2017, chronologie précise) — un dénouement bien différent de celui envisagé en 2009, mais qui confirme, a posteriori, que le maintien d'Opel dans le giron américain n'était que temporaire.

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Provenance de cette fiche
Site source
eulaw.wordpress.com, eurofound.europa.eu, forbes.com
Date d'extraction
16 sept. 2026
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