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§ 09 · Conduite

Sensations de conduite et retours de propriétaires sur la 304

Peugeot 304 · 1969–1980 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Au-delà des fiches techniques constructeur, la 304 a laissé une trace durable dans la mémoire de ses propriétaires, en particulier hors de France : un article rétrospectif du site américain Curbside Classic a suscité, entre 2015 et 2023, près d'une quarantaine de commentaires de propriétaires ou d'anciens propriétaires nord-américains et européens, dont la comparaison fait ressortir plusieurs constantes.

Un moteur particulièrement apprécié

Plusieurs témoignages indépendants, dont celui d'un ancien propriétaire allemand ayant possédé deux exemplaires, décrivent un moteur remarquablement endurant et capable de très hauts kilométrages, construit avec des chemises de cylindre humides dans un bloc en alliage léger facilitant grandement une réfection complète en cas de besoin (changement de chemises-pistons sans réalésage). Le même témoin souligne un moteur particulièrement « joueur », montant volontiers dans les tours avec un agrément inhabituel pour une berline familiale de cette catégorie — un ressenti confirmé par un propriétaire britannique actuel d'un coupé S de 1973, qui qualifie sa voiture, cinquante ans après sa fabrication, de « toujours très fiable ».

Un confort et une habitabilité salués

Le ressenti général converge vers une appréciation du confort de suspension et d'un habitacle plus spacieux que ne le laisse supposer le gabarit extérieur de la voiture, prolongeant directement la réputation de la 204 sur ce point (voir Le groupe motopropulseur de la 204 — moteur transversal, boîte et pont sous carter commun, corpus peugeot-204/). Plusieurs témoins évoquent des selleries en vinyle d'une qualité de finition trompeuse, souvent prises pour du cuir véritable par des visiteurs non avertis.

Un défaut aérodynamique documenté par un témoin technique

Un témoignage particulièrement précis, émanant d'un ancien propriétaire familier de la mécanique de la voiture, signale un phénomène de portance à l'arrière du capot au-delà de 120 km/h environ, la conception aérodynamique de la voiture n'ayant pas encore intégré, au début des années 1970, les préoccupations qui deviendront courantes une décennie plus tard. Le même témoin signale un niveau de bruit aérodynamique élevé à ces vitesses. Ce même document communautaire signale, par ailleurs, une différence de conception entre la suspension arrière de la berline et celle du break, dont le détail est traité dans La Peugeot 304 break.

Une clientèle consciente d'acheter une automobile « dérivée »

Plusieurs témoignages, notamment français (carjager.com, lautomobileancienne.com), rejoignent le constat déjà établi dans Histoire générale de la Peugeot 304 (1969-1980) : la 304 était généralement perçue par ses propriétaires eux-mêmes comme une version agrandie et embourgeoisée de la 204, surnommée avec une pointe d'ironie affectueuse la « 504 du pauvre ». Cette perception n'empêchait cependant pas un attachement sincère, plusieurs témoins évoquant des souvenirs d'enfance associés au véhicule familial ou une fierté certaine d'en avoir été propriétaire.

Un point de vigilance freinage non recoupé

Voir Le système de freinage de la 304 — disques avant, tambours arrière, et la controverse Road & Track pour un défaut de fatigue des freins relevé par la revue américaine Road & Track, mentionné ici par recoupement mais non confirmé par une source technique française.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
curbsideclassic.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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