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§ 01 · Histoire et modèles

La Peugeot 304 break

Peugeot 304 · 1969–1980 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Le break complète la gamme 304 à partir de septembre 1970 (immatriculé en série à partir du millésime 1971) et reste en production jusqu'au printemps 1980, ce qui en fait, avec la fourgonnette, la carrosserie 304 à la carrière la plus longue — près d'un an de plus que la berline (voir Repères de millésimes — quelle carrosserie 304 pour quelle année ?).

Une carrosserie de 204, une face avant de 304

Contrairement à la berline, le break 304 ne bénéficie d'aucun allongement de caisse : sa longueur hors tout reste identique à celle du break 204 (3 990 mm), de même que l'intégralité du bloc arrière, feux compris. Seule la face avant est reprise de la 304 pour harmoniser la présentation avec le reste de la gamme — un « tour de passe-passe » relevé avec malice par plusieurs journalistes spécialisés, qui n'hésitent pas à qualifier le procédé de simple habillage cosmétique plutôt que de réelle nouveauté mécanique. La différence se joue donc avant tout sur la finition, sensiblement supérieure à celle du break 204 : habillage en faux bois dans le coffre et sur la face arrière de la banquette, sellerie plus soignée.

Une suspension arrière spécifique

Particularité technique peu documentée ailleurs que dans les témoignages de propriétaires : contrairement à la berline, dont les combinés ressort-amortisseur arrière sont montés verticalement, le break 304 recevrait un montage horizontal de ces éléments, une disposition rappelant celle utilisée sur le train avant de la Rover P6 anglaise — un choix qui aurait eu pour but de dégager complètement le plancher de chargement de toute cheminée de suspension. 🗳️ Point non retrouvé dans une documentation technique officielle lors de ce crawl : cette information provient d'un commentaire de propriétaire nord-américain expérimenté (curbsideclassic.com, 2015) et mériterait confirmation par une revue technique automobile avant d'être tenue pour définitivement établie.

Motorisations

Le break reçoit d'abord le moteur essence XL3 (1288 cm³, 65 ch DIN), puis ses évolutions XL5/XL5S. Il est également, pendant plusieurs années, la seule carrosserie 304 disponible avec le moteur Diesel (XL4D à partir des années où celui-ci existe déjà sur le break 204) — les berlines n'en bénéficient qu'à partir de 1975-1976 (voir Le moteur Diesel de la 304 — XL4D et XiDL/XID, dernier avatar du Diesel pionnier de la 204). Un break 304 « S » n'a en revanche jamais existé : la version sportive, plus onéreuse et orientée vers un usage routier tonique, ne trouvait pas de justification commerciale sur une carrosserie utilitaire familiale — un point explicitement confirmé par la communauté de propriétaires (forum boletus-satanas.org, section petites annonces).

Versions économiques de fin de carrière

À la disparition de la 204 en 1976, Peugeot crée en 1977 un break 304 GL économique, équipé au choix du petit moteur essence XK5 (1127 cm³, 59 ch DIN, hérité directement de la 204) ou du Diesel XL4D — une manière de perpétuer l'offre d'entrée de gamme de la 204 défunte au sein de la seule gamme 304 encore commercialisée (voir Les moteurs essence de la 304 — XL3, XL3S, XL5, XL5S, XK5).

Fin de carrière

Le break 304 quitte la production au printemps 1980, en même temps que la fourgonnette, environ un an après l'arrêt de la berline — clôturant ainsi, avec cette ultime version utilitaire, toute la lignée technique inaugurée par la 204 en 1965 (voir Fin de carrière de la 304 — une succession partagée entre 104 et 305).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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