Restauration « concours » d'un coupé 304 S — zingage, thermolaquage et repères d'identification
Restauration méthodique et particulièrement poussée d'un coupé 304 S de novembre 1973 (millésime 1974), acquise après un trajet de 1200 km aller-retour pour l'examiner, et menée sur plusieurs années (2014-2020) par un restaurateur se décrivant lui-même comme « maniaque ». Ce chantier se distingue des autres restaurations déjà documentées dans ce dossier (voir Restauration complète d'un cabriolet 304 S — planchers, pièges de pièces et réglages de hauteur et Quinze ans avec un break 304 SL — checklist d'achat, corrosion cachée et réfection moteur) par un niveau de finition visant explicitement un résultat « plus neuf que le neuf », suivi par la communauté avec un enthousiasme particulier au fil des pages.
Repères d'identification confirmés dès l'acquisition
Dès la présentation initiale, plusieurs repères d'identification fins sont confirmés par le modérateur jmb304 et intégrés à ce dossier :
- les cabochons de clignotants avant bicolores (orange/blanc) équipent de série coupé et cabriolet à partir du millésime 1974 — un exemplaire de novembre 1973 (donc millésime 1974) doit impérativement les porter, contrairement à des cabochons monochromes qui trahiraient soit un millésime antérieur, soit une pièce non conforme ;
- l'encoche du couvercle de boîte à gants correspond au bouton d'ouverture avec fermeture à clé, un équipement réservé au coupé et au cabriolet (absent sur la berline) ;
- l'absence de calandre à lion doré signale une calandre non d'origine, la version dorée étant la référence attendue sur ces versions.
Ces repères complètent utilement ceux déjà réunis dans Reconnaître une 304 d'une 204 — repères visuels.
Une restauration « concours » du dessous de caisse
Le point le plus caractéristique de ce chantier est le traitement systématique de la boulonnerie et des pièces mécaniques visibles ou semi-visibles :
- zingage de l'ensemble de la boulonnerie et de petites pièces (panier de roue de secours, gâche de fixation) ;
- thermolaquage (peinture poudre cuite) des éléments plus importants, avec une méthode de peinture bicolore des jantes reprise de celle utilisée par jmb304 sur ses propres véhicules — signe de transmission directe de savoir-faire entre membres actifs de la communauté ;
- expérimentation d'un thermolaquage noir de l'échappement arrière, en lieu et place du traitement au zinc habituellement préféré pour sa meilleure tenue à la chaleur — un choix assumé comme un pari technique dont la tenue dans le temps restait, au moment du message, encore incertaine.
Une correction technique apportée par la communauté
Le montage de manchons en caoutchouc autour de toutes les brides de tuyaux de frein et de carburant sous plancher, par souci d'esthétique et de protection, est corrigé par un membre expert (pierre ROUEN, déjà cité comme source technique dans plusieurs fiches de ce dossier) : ces manchons ne se posaient à l'origine qu'aux points de frottement ou de risque de déformation, pas systématiquement à chaque bride — un exemple de sur-restauration bien intentionnée mais non conforme, corrigée grâce aux retours de la communauté.
Réglages fins et finitions tardives
Plusieurs années après le remontage initial, le chantier se poursuit par des réglages fins : alignement du capot (jeu sur les boulons de charnière et de capot, trous oblongs orientés en longueur), et rebouchage à la tôle de trous parasites percés par un précédent propriétaire sur le panneau arrière (anciens points de fixation de feux de brouillard ou catadioptres) — travail détaillé de mastic aluminium puis mastic standard puis apprêt garnissant, avec un retour d'expérience assumé sur un raté de peinture (coulures) entièrement reponcé et repris.
Une évolution de philosophie au fil des années
Le ton du fil évolue sensiblement entre le début du chantier (quête de perfection quasi absolue, « plus neuf que le neuf ») et les dernières mises à jour (2019-2020), où le propriétaire assume ouvertement de petits défauts esthétiques (éclats de peinture, légère patine) au profit d'un usage réel du véhicule plutôt que d'une conservation en vitrine — une évolution de posture qui contraste avec, et complète utilement, les témoignages plus pragmatiques déjà réunis dans Sensations de conduite et retours de propriétaires sur la 304.
Voir aussi
- Reconnaître une 304 d'une 204 — repères visuels · Restauration complète d'un cabriolet 304 S — planchers, pièges de pièces et réglages de hauteur · Quinze ans avec un break 304 SL — checklist d'achat, corrosion cachée et réfection moteur
- La déclinaison sportive « S » de la 304 — chronologie complète · Points de corrosion à vérifier avant achat d'une Peugeot 304
- Site source
- boletus-satanas.org (forum Forums 204/304)
- Auteur du site
- « alex-twuh » (Haute-Saône)
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- Sensations de conduite et retours de propriétaires sur la 304Peugeot 304 · Conduite
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