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§ 11 · Compétition

Le châssis de compétition T16 Grand Raid — un héritage direct de la 205 T16

Peugeot 405 · 1987–1997 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Contrairement à ce que son nom commercial pourrait laisser penser, la 405 Turbo 16 Grand Raid de compétition n'a que très peu de points communs mécaniques avec la berline 405 de série qui lui prête sa carrosserie — un point de méthode déjà détaillé dans La 405 T16 (1993-1995) — la série routière en hommage au rallye-raid à propos de la version routière T16, avec laquelle il ne faut pas non plus la confondre.

Un châssis tubulaire hérité de la 205 T16, pas une évolution de la 405 civile

Selon lautomobileancienne.com, la Peugeot 405 Turbo 16 Grand Raid engagée à partir de 1988 « se base sur la mécanique de la Peugeot 205 Turbo 16 » (voir L'épopée sportive de la 205 Turbo 16 en groupe B (1984–1986) et Après le groupe B — la 205 T16 Grand Raid (Dakar) et Pikes Peak (1987–1990), corpus peugeot-205/) : c'est un châssis-poutre tubulaire à moteur central, hérité directement du groupe B, qui reçoit une carrosserie évoquant la ligne de la 405 civile — non l'inverse. Sur le plan de la conception d'ensemble, Wikipédia anglophone attribue la paternité technique de cette évolution à l'ingénieur André de Cortanze, figure clé de Peugeot Talbot Sport.

Les évolutions apportées par rapport à la 205 T16 Grand Raid

Par rapport au châssis de 205 Turbo 16 Grand Raid victorieux en 1987, la version 405 introduit plusieurs évolutions ciblées :

  • puissance moteur portée à 400 ch (contre une puissance légèrement inférieure sur la 205 T16 Grand Raid) ;
  • réservoir de carburant agrandi à 425 litres, contre 350 litres sur la 205, pour affronter les plus longues étapes sans ravitaillement ;
  • poids total allégé d'environ 60 kg par rapport à la 205 T16 Grand Raid, malgré le réservoir plus généreux.

Une architecture entièrement différente pour Pikes Peak

La version engagée à Pikes Peak (voir Pikes Peak 1988-1989 — le record de Vatanen et le film Climb Dance) pousse la spécialisation technique plus loin encore, avec un moteur 1 775 cm³ turbocompressé de plus de 600 ch et une direction aux quatre roues — une première dans l'histoire de la discipline, absente du châssis Grand Raid dédié au Dakar.

Une base technique recyclée par la concurrence

Fait significatif de la qualité de cette base technique : à l'issue du retrait de Peugeot du Dakar après 1990, c'est Citroën, pourtant une marque concurrente au sein du même groupe PSA, qui recycle le châssis très performant de la 405 T16 Grand Raid pour donner naissance à la ZX Grand Raid, laquelle poursuivra la compétition au Dakar jusqu'en 1996 — une continuité technique inhabituelle entre deux marques sœurs.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
lautomobileancienne.com
Auteur du site
alexrenault (lautomobileancienne.com)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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