Aller au contenu
§ 06 · Freins trains pneus

Suspension et trains roulants — un châssis Xantia sans jamais d'Hydractive

Peugeot 406 · 1995–2004 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un châssis directement apparenté à la Citroën Xantia

Conformément à la politique de mutualisation des plateformes au sein du groupe PSA au cours des années 1990, la 406 partage son plancher, sa structure centrale et l'essentiel de ses trains roulants avec la Citroën Xantia, lancée deux ans plus tôt. L'infobox de synthèse de fr.wikipedia.org désigne d'ailleurs explicitement le châssis de la 406 comme étant celui de la « Citroën Xantia ». Cette parenté est documentée des deux côtés du corpus : voir la fiche Impressions de conduite et comparaison avec la Peugeot 406 du dossier citroen-xantia/, entièrement consacrée à cette comparaison.

La différence technique majeure : pas d'Hydractive sur la 406

Le point de divergence technique le plus significatif entre les deux modèles saute cependant aux yeux : la suspension hydropneumatique Hydractive, signature technique de Citroën héritée de la DS et perfectionnée sur la Xantia, n'a jamais été reprise sur la 406, qui se contente d'une suspension classique à ressorts métalliques. Ce choix illustre une segmentation technique volontaire du groupe PSA à cette époque : l'argument hydropneumatique reste, jusqu'à la fin de carrière de la Xantia, une signature réservée à la marque aux chevrons et jamais transférée à sa cousine mécanique de la marque au lion.

Une architecture classique mais soignée

Selon en.wikipedia.org, la 406 reçoit à l'avant une suspension de type pseudo-MacPherson inversé, et à l'arrière un tout nouveau train multibras baptisé RS10, développé spécifiquement pour ce modèle : trois bras transversaux et un bras longitudinal par roue. Point technique notable, ce train arrière est conçu pour produire davantage de pincement négatif (toe) sur la roue extérieure en virage, au bénéfice de la stabilité, ainsi qu'un carrossage négatif accru lorsque l'arrière du véhicule se soulève en freinage d'urgence — une réponse ciblée à un défaut classique des trains arrière plus simples de cette époque. fr.wikipedia.org confirme, côté français, un « train arrière autodirectionnel, roue par roue », amortisseurs à clapets fabriqués en interne par Peugeot.

Une direction assistée à assistance variable selon la version

Les versions 2,2 litres (essence ou Diesel) bénéficient d'une assistance de direction variable pilotée par le régime moteur, tandis que les versions V6 reçoivent une assistance variable pilotée cette fois par la vitesse du véhicule — un raffinement jugé cependant pas nettement supérieur en agrément par la presse d'époque selon carjager.com. Les versions V6 peuvent en outre recevoir en option un amortissement piloté électroniquement.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org ; fr.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci