Le « Screaming Chicken » — de l'emblème amérindien du logo Pontiac au décalque de capot le plus reconnaissable de l'automobile américaine
Un emblème de marque déjà amérindien, bien avant le décalque de capot
L'oiseau stylisé qui orne le nez et les jantes Pontiac depuis la fin des années 1950 trouve son origine dans un pendentif décoratif d'oiseau de la culture Hopi, une nation amérindienne du sud-ouest des États-Unis — un lien avec l'iconographie amérindienne qui préexiste largement au nom même de la Firebird (voir Pourquoi « Firebird » ? Un nom de repli après le rejet superstitieux de « Banshee »). C'est cet emblème de marque déjà existant que Pontiac va, au tournant des années 1970, agrandir et redessiner pour en faire l'ornement le plus spectaculaire jamais posé sur un capot de série américain.
Deux stylistes, une décennie d'écart
L'idée d'un oiseau de feu au bec ouvert et aux ailes déployées, couvrant tout le capot, doit sa première mise en forme au styliste Bill Porter, responsable du style de la Firebird de deuxième génération (voir La deuxième génération (1970-1975) — la « 1970½ », le paquet Trans Am consolidé et une annulation évitée de justesse), qui s'inspire notamment des motifs de plumes stylisées d'un vase Tiffany de sa collection personnelle. Le projet reste cependant dans les cartons plusieurs années, jusqu'à ce que le styliste John Schinella — revenu à Detroit en 1970 après un passage chez GM Holden en Australie où il avait notamment influencé le dessin de la Holden Monaro — relance l'idée, en dessine une version modifiée et fait poser le décalque sur sa propre voiture personnelle pour tester la réaction du public en roulant sur Woodward Avenue, l'artère mythique des passionnés d'automobile de Détroit. C'est cette version signée Schinella, malgré des réticences internes de plusieurs cadres Pontiac, qui devient l'option payante WW7 du Trans Am 1973, facturée 55 $.
Un sobriquet né de la moquerie, devenu un totem assumé
Le motif — un oiseau au bec grand ouvert, souvent décrit comme un phénix ou un faucon dans la documentation officielle Pontiac — se voit rapidement affublé par le public d'un surnom moqueur, « Screaming Chicken » (le poulet hurlant), tournant en dérision le côté outrancier du dessin. Loin de nuire à sa popularité, ce sobriquet informel finit par être adopté avec affection par les propriétaires et les amateurs eux-mêmes, au point de devenir aujourd'hui l'appellation la plus couramment utilisée pour désigner ce décalque, y compris dans les milieux spécialisés qui connaissent pourtant l'appellation officielle.
De l'option payante à l'identité visuelle systématique
Généralisé à l'ensemble de la gamme Trans Am à partir de 1977 (voir 1976-1981 — le Y82 noir et or, l'apogée commerciale et la fin de la deuxième génération), le décalque est proposé au fil des années en pas moins de 39 coloris et variantes différentes jusqu'à la fin de la deuxième génération en 1981. C'est ce même symbole, dans sa version noire et or de 1977, qui orne le capot de la Trans Am rendue mondialement célèbre par le film Smokey and the Bandit (voir Smokey and the Bandit (1977) — un film qui accélère une tendance plus qu'il ne la crée), scellant définitivement son statut d'icône visuelle bien au-delà du cercle des amateurs de Pontiac.
Voir aussi
- Pourquoi « Firebird » ? Un nom de repli après le rejet superstitieux de « Banshee »
- La deuxième génération (1970-1975) — la « 1970½ », le paquet Trans Am consolidé et une annulation évitée de justesse
- Smokey and the Bandit (1977) — un film qui accélère une tendance plus qu'il ne la crée
- 1977 puis 1979 — deux restylages en trois ans pour préparer l'ère aérodynamique
- Site source
- hagerty.com
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- Smokey and the Bandit (1977) — un film qui accélère une tendance plus qu'il ne la créePontiac Firebird (et Trans Am) · Culture documentation
- 1976-1981 — le Y82 noir et or, l'apogée commerciale et la fin de la deuxième générationPontiac Firebird (et Trans Am) · Histoire et modèles
- 1977 puis 1979 — deux restylages en trois ans pour préparer l'ère aérodynamiquePontiac Firebird (et Trans Am) · Carrosserie
- Pourquoi « Firebird » ? Un nom de repli après le rejet superstitieux de « Banshee »Pontiac Firebird (et Trans Am) · Histoire et modèles
- La deuxième génération (1970-1975) — la « 1970½ », le paquet Trans Am consolidé et une annulation évitée de justessePontiac Firebird (et Trans Am) · Histoire et modèles
- 1976-1981 — le Y82 noir et or, l'apogée commerciale et la fin de la deuxième générationPontiac Firebird (et Trans Am)
- Pourquoi « Firebird » ? Un nom de repli après le rejet superstitieux de « Banshee »Pontiac Firebird (et Trans Am)
- Habiller une Camaro en Pontiac — le style de la première génération sous la direction de Jack HumbertPontiac Firebird (et Trans Am)
- Smokey and the Bandit (1977) — un film qui accélère une tendance plus qu'il ne la créePontiac Firebird (et Trans Am)
- 1977 puis 1979 — deux restylages en trois ans pour préparer l'ère aérodynamiquePontiac Firebird (et Trans Am)