Le 301 et l'Iron Duke — les plus petits moteurs jamais montés sur une Firebird
Le 301 : le plus petit V8 Pontiac de l'histoire
Introduit en 1977, le V8 301 (4,9 L) est le plus petit moteur huit cylindres jamais produit par Pontiac. D'abord proposé sur les finitions d'entrée de gamme, il rencontre un tel succès sur l'ensemble de la gamme Pontiac que la marque doit temporairement le retirer du catalogue Firebird dès 1978 afin de préserver suffisamment de blocs pour ses autres modèles — une pénurie interne révélatrice de l'ampleur du virage vers les petites cylindrées à la fin des années 1970. Il revient en 1979 comme moteur de série de la Formula, au moment même où la production du 400 s'arrête et où l'outillage correspondant est reconverti pour fabriquer des 301.
1980 : le tournant du turbocompresseur
Face au durcissement continu des normes d'émissions, Pontiac abandonne en 1980 l'ensemble de ses moteurs de grosse cylindrée. Le 301 devient alors le moteur de série du Trans Am, décliné en trois versions : le L37 de base, le W72 « T/A 4.9 » à taux de compression plus élevé, et surtout une version turbocompressée (LU8) utilisant un turbocompresseur Garrett TB305 associé à un unique carburateur quadricorps Rochester Quadrajet. Cette version se signale par une bosse de capot décentrée pour loger le carburateur, ainsi qu'un manomètre de suralimentation intégré au capot qui s'illumine à mesure que la pression de suralimentation grimpe — l'un des gadgets les plus mémorables de la Firebird de fin de deuxième génération. Les voitures ainsi équipées sont obligatoirement livrées avec boîte automatique, un rapport de pont fixe à 3,08 et la climatisation, tandis qu'une note de service interne impose début 1981 le montage systématique des freins à disque arrière en option J65 sous peine de refus de commande.
L'Iron Duke : le quatre-cylindres de base de la troisième génération
Le passage à la troisième génération en 1982 introduit le très modeste quatre-cylindres 2,5 L « Iron Duke » (LQ9) comme motorisation d'entrée de gamme, développant à peine 90 ch à injection électronique — mais capable, selon Pontiac, d'une consommation descendant jusqu'à 6,9 L/100 km, un argument décisif dans le contexte de sortie de la deuxième crise pétrolière. Il cohabite au catalogue avec un V6 2,8 L Chevrolet (102 ch) et les V8 5,0 L (LG4 et Crossfire à injection) hérités du renouvellement complet de la gamme moteur pour cette génération (voir 1982 — la fin des moteurs Pontiac maison, le grand basculement vers les blocs Chevrolet).
Voir aussi
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Pontiac_Firebird ↗
- 1971-1980 — comment la Firebird a perdu, sur le papier, la moitié de sa puissancePontiac Firebird (et Trans Am) · Moteur
- 1982 — la fin des moteurs Pontiac maison, le grand basculement vers les blocs ChevroletPontiac Firebird (et Trans Am) · Moteur
- 1976-1981 — le Y82 noir et or, l'apogée commerciale et la fin de la deuxième générationPontiac Firebird (et Trans Am) · Histoire et modèles
- 1971-1980 — comment la Firebird a perdu, sur le papier, la moitié de sa puissancePontiac Firebird (et Trans Am)
- Voiture officielle de tête — le Trans Am à Indianapolis et à DaytonaPontiac Firebird (et Trans Am)
- 1982 — la fin des moteurs Pontiac maison, le grand basculement vers les blocs ChevroletPontiac Firebird (et Trans Am)
- Boîtes de vitesses et différentiel — du deux-rapports pénalisant au Safe-T-TrackPontiac Firebird (et Trans Am)