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§ 02 · Moteur

Les V8 Pontiac maison — 326, 350 et 400, une seule famille de blocs pour trois cylindrées

Pontiac Firebird (et Trans Am) · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une différence fondatrice avec la Camaro

Là où Chevrolet distingue nettement ses « petits blocs » et ses « gros blocs » pour la Camaro (voir La gamme moteur de base 1967-1969 — six cylindres Turbo-Thrift et petits blocs V8 Turbo-Fire et Les gros blocs 396/427 et les Camaro COPO — la ZL1 en aluminium, moteur le plus cher que la voiture elle-même dans chevrolet-camaro/, non dupliquées ici), Pontiac fait un choix radicalement différent pour équiper sa Firebird : les V8 326, 350 et 400 ne sont pas trois familles distinctes mais une seule et même architecture de bloc, introduite dès 1955, déclinée par simple variation d'alésage et de course. C'est précisément ce choix industriel — un moteur Pontiac authentique plutôt qu'un bloc Chevrolet partagé — qui donne à la Firebird de première génération son caractère mécanique propre, revendiqué comme argument de vente face à la Camaro dès 1967.

Le 326 (1967) et son léger tour de passe-passe d'appellation

Le V8 d'entrée de gamme de 1967, le 326, affiche deux niveaux de puissance : 250 ch avec un carburateur biscorps, ou 285 ch en version « H.O. » (High Output) à quadricorps. Dès 1968, ce bloc cède la place au 350, dont la cylindrée réelle, calculée à partir d'un alésage de 3,875 po et d'une course de 3,75 po, atteint en réalité 353,8 ci — un arrondi commercial à 350 assumé par toute l'industrie américaine de l'époque et sans rapport avec une quelconque tromperie technique. Sa version H.O. délivre 320 ch dès son lancement.

Le 400, ancien 389 agrandi, hérité directement de la GTO

Le V8 phare de la première génération et l'essentiel de la deuxième reste le 400 (6 554 cm³), version alésée du 389 qui équipait déjà la GTO et la Bonneville tout au long des années 1960. Sa puissance affichée de 325 ch en 1967 dissimule un plafonnement purement administratif : le même bloc affiche 360 ch bruts dans une GTO de la même année, un écart lié à une politique interne de General Motors limitant tout modèle hors Corvette à un cheval-vapeur pour 10 livres de poids à vide — une simple butée sur la timonerie d'accélérateur empêchant les papillons secondaires du carburateur de s'ouvrir en grand suffit, sur le papier, à respecter la règle (voir La première génération (1967-1969) — trouver une identité propre sous la carrosserie Camaro). Le 400 reste au catalogue jusqu'en 1978, avec des évolutions notables de fonderie de bloc au fil des années (le moulage « 500557 » de 1975-1977, plus léger mais moins riche en nickel, cède la place à un retour au moulage renforcé « 481988 » fin 1977).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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