Les 24 Heures du Mans 1980 — le baptême du feu de la 924 Turbo en endurance
Un engagement présenté comme « expérimental » plutôt que conquérant
En 1980, l'écurie officielle Porsche engage trois 924 Turbo aux 24 Heures du Mans, dans la catégorie prototype (GTP) plutôt que grand tourisme, faute d'avoir déjà écoulé les 400 exemplaires nécessaires à l'homologation en catégorie GT — un seuil que la future 924 Carrera GT franchira l'année suivante (voir 924 Carrera GT, GTS, GTR — quand la 924 se donne une pedigree sportif). Les trois voitures, dont la puissance est portée à environ 320 ch contre 170 ch en version de série, sont préparées lors d'une session d'essai de 29 heures sur le circuit Paul-Ricard. Jürgen Barth, qui pilote l'une des trois voitures aux côtés de Manfred Schurti, résume l'état d'esprit de la marque en une formule restée célèbre : Porsche ne vient pas pour gagner, mais à titre expérimental.
Un plateau de pilotes venu d'horizons variés
Les équipages rassemblent Andy Rouse et Tony Dron sur la voiture n°2, Derek Bell et Al Holbert sur la n°3, et Manfred Schurti et Jürgen Barth sur la n°4. Derek Bell, alors transfuge du programme Renault, confie avoir rarement connu un engagement aussi enthousiasmant que celui-ci après son passage chez le constructeur français — une déclaration rapportée par Wikipédia francophone qui témoigne du sérieux avec lequel l'écurie aborde, malgré le discours prudent de Barth, cette incursion en endurance.
Un résultat honorable pour une voiture d'entrée de gamme
Les trois 924 Turbo terminent l'épreuve sans incident majeur : la n°4 de Schurti et Barth prend la sixième place au classement général (troisième de sa catégorie GTP), tandis que les n°2 et n°3 se classent respectivement douzième et treizième au général (cinquième et sixième de leur catégorie). Un résultat solide, obtenu par une voiture partie de la banque d'organes Volkswagen quatre ans plus tôt à peine (voir L'EA425 — comment un projet Volkswagen avorté est devenu la Porsche 924), qui contribue à redorer sensiblement l'image sportive de la 924 après des débuts commerciaux en demi-teinte — voir « Ce n'est pas une vraie Porsche » — le débat identitaire qui a poursuivi toute la gamme transaxle. L'année suivante, Porsche revient au Mans avec un prototype d'apparence similaire mais dissimulant sous son capot le tout nouveau moteur qui donnera naissance à la 944 — voir Le Mans 1981 — le moteur de la future 944 fait ses débuts sous un déguisement 924.
Voir aussi
- 924 Carrera GT, GTS, GTR — quand la 924 se donne une pedigree sportif · Le Mans 1981 — le moteur de la future 944 fait ses débuts sous un déguisement 924 · La 924 Turbo (Typ 931) — la réponse de Porsche au manque de puissance · « Ce n'est pas une vraie Porsche » — le débat identitaire qui a poursuivi toute la gamme transaxle
- Site source
- fr.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://fr.wikipedia.org/wiki/Porsche_924 ↗
- L'EA425 — comment un projet Volkswagen avorté est devenu la Porsche 924Porsche 924/944/968 — l'ère transaxle · Histoire et modèles
- Le Mans 1981 — le moteur de la future 944 fait ses débuts sous un déguisement 924Porsche 924/944/968 — l'ère transaxle · Culture documentation
- La 924 Turbo (Typ 931) — la réponse de Porsche au manque de puissancePorsche 924/944/968 — l'ère transaxle · Histoire et modèles
- 924 Carrera GT, GTS, GTR — quand la 924 se donne une pedigree sportifPorsche 924/944/968 — l'ère transaxle · Histoire et modèles
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- Les séries spéciales de la 924 (1977-1988) — Martini, Le Mans, Weissach et autres éditions limitéesPorsche 924/944/968 — l'ère transaxle
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