Aller au contenu
§ 07 · Carrosserie

Miura, Porsche 904, Alpine, Type E... les comparaisons stylistiques internationales de la Puma

Puma GT · 1964–1985 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un dessin qui a toujours suscité des rapprochements

Depuis les tout premiers essais du magazine Quatro Rodas jusqu'aux articles anglophones les plus récents, le dessin des voitures Puma n'a cessé d'être comparé à celui de sportives européennes bien plus prestigieuses — une manière, pour la presse spécialisée, de souligner la qualité du travail accompli avec des moyens artisanaux très limités (voir Qui a dessiné la Puma ? Rino Malzoni, Anísio Campos et la paternité disputée du style).

La comparaison la plus fréquente : la Lamborghini Miura

Le rapprochement le plus systématiquement cité par les sources consultées pour ce dossier concerne le Puma GT 1500 (1968), dont la silhouette arrière — vue de profil, à partir du montant de custode — est explicitement comparée par Lexicar Brasil à une version réduite de la Lamborghini Miura, elle-même dessinée par Marcello Gandini chez Bertone. La comparaison est d'autant plus frappante que la Miura, présentée en 1966, était encore une nouveauté absolue au moment où Malzoni développait son propre modèle.

Une génération de comparaisons anglophones plus larges

Le site américain autoevolution, dans son article consacré au Puma GTI, élargit sensiblement l'éventail des rapprochements : au-delà de la Miura, la silhouette générale des Puma à mécanique Volkswagen est également rapprochée de l'Alpine Renault, de la Porsche 904 et de la Ferrari Dino — trois sportives européennes de la même période, chacune caractérisée par une silhouette basse et fuselée à moteur arrière ou central. Le site Silodrome relève pour sa part, sur le Puma GTI de 1981, une ressemblance marquée entre l'arrière du modèle et celui de la Porsche 911 — non sans ironie, puisque les deux voitures partagent, au moins en théorie, une parenté mécanique lointaine par leur architecture à moteur arrière refroidi par air héritée du même principe Volkswagen/Porsche (voir Les dérivés de la mécanique Coccinelle — Porsche, buggys de plage, Karmann Ghia et curiosités). Cette ressemblance est d'ailleurs revendiquée : plusieurs Puma GTI et GTC de la période reçoivent, à l'initiative de leurs propriétaires ou de préparateurs spécialisés, un becquet arrière directement inspiré du célèbre aileron « queue de baleine » de la Porsche 911 Turbo.

Une singularité brésilienne malgré tout

Ces comparaisons, aussi flatteuses soient-elles, ne doivent pas occulter ce qui fait la singularité du dessin Puma : une exécution entièrement artisanale, en fibre de verre plutôt qu'en acier embouti (voir La fibre de verre, signature technique de la marque — de l'atelier de Matão à la production en série), réalisée sur des châssis de grande série totalement étrangers à l'univers des sportives européennes citées en comparaison — une prouesse relevée par la quasi-totalité des sources internationales consultées pour ce dossier, qui présentent unanimement Puma comme un cas rare de réussite stylistique née de la contrainte plutôt que de moyens industriels abondants.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
Lexicar Brasil / autoevolution / Silodrome
Date d'extraction
12 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci