Aller au contenu
§ 07 · Carrosserie

Qui a dessiné la Puma ? Rino Malzoni, Anísio Campos et la paternité disputée du style

Puma GT · 1964–1985 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Rino Malzoni, styliste autodidacte

Le style des premiers prototypes Malzoni (Tipo I à IV, voir Contexte industriel brésilien et genèse des prototypes Malzoni (1961-1964)) revient intégralement à Rino Malzoni lui-même, avocat de formation mais autodidacte passionné de mécanique et de style automobile depuis l'adolescence. Avant même de concevoir sa propre voiture, il s'était déjà fait la main sur plusieurs transformations esthétiques notables : une Lancia « torpedo » convertie en roadster deux places dans l'esprit des MG britanniques, un avant d'Austin A90 Atlantic personnalisé, une calandre de BMW 328 remodelée, et surtout un coupé Maserati de 1952 dont il remplace intégralement l'avant ainsi que le groupe motopropulseur — greffant celui d'une Ferrari 250 Testa Rossa. Sa méthode de travail, décrite en détail sur le site officiel de la famille Malzoni, s'appuyait sur une abondante documentation issue de revues automobiles européennes reliées et abondamment annotées.

L'entrée en scène d'Anísio Campos

À partir du redessin du GT Malzoni en Puma GT (1966), un second nom apparaît systématiquement dans les sources consultées : celui d'Anísio Campos, pilote et ami proche de Rino Malzoni. Plusieurs sources, dont Lexicar Brasil, créditent Campos d'un rôle actif de codesign : nouveaux pare-chocs, essuie-glaces croisés (repris du Fissore), custode arrière allongée, nouvelles poignées de porte, nouveau tableau de bord. Cette collaboration se prolonge sur plusieurs modèles ultérieurs, notamment le Puma GT4R de 1969 (voir Du GT Malzoni au Puma GT — fondation de la Lumimari et naissance de la marque Puma (1964-1967)).

Un désaccord direct entre les intéressés

Le site officiel de la famille Malzoni rapporte toutefois un témoignage direct d'Anísio Campos lui-même, qui nuance sensiblement cette attribution : selon ses propres mots, il n'aurait jamais participé au projet du Puma à moteur Volkswagen en tant que concepteur à proprement parler, mais se serait contenté de traduire en croquis les idées de Rino Malzoni, au fil de conversations informelles tenues dans le salon de la ferme de ce dernier. Cette proximité de travail aurait ensuite conduit le public et une partie de la presse à créditer Campos de la paternité de certains modèles qu'il n'aurait, selon ses propres dires, pas réellement dessinés. Ce désaccord de témoignage, documenté par une source primaire (le site géré par le fils de Rino Malzoni), est retenu ici comme un débat non tranché plutôt que comme un fait établi dans un sens ou dans l'autre (voir sources/verification-croisee.md).

Une reconnaissance publique éclatante malgré tout

Quelle qu'en soit la paternité exacte, le résultat esthétique du Puma GT est salué dès 1966-1967 par un jury professionnel de haut niveau : le Trophée Quatro Rodas du meilleur projet de carrosserie brésilien de l'année, décerné par un jury incluant le carrossier italien Nuccio Bertone ainsi que les artistes plasticiens Aldemir Martins et Maria Bononi et l'architecte Sérgio Bernardes — face à huit véhicules brésiliens candidats, dont la Gurgel 1200 et l'Uirapuru.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
rinomalzoni.com / Wikipédia (pt) / Puma Club do Brasil
Date d'extraction
12 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci