Du 3,5 au 4,2 litres — l'évolution du V8 essence sur toute la carrière du Classic
3,5 litres à l'origine, détuné pour la fiabilité tout-terrain
Le Range Rover est lancé en 1970 avec le V8 Rover d'origine Buick porté à 3 528 cm³ (voir Du canot à moteur américain au V8 Range Rover — la genèse du V8 Rover), dans une version volontairement détunée à 135 ch par rapport à ses applications routières les plus poussées — un choix privilégiant la souplesse et la fiabilité en usage tout-terrain plutôt que la puissance maximale. Ce V8 reste alimenté par carburateurs (Zenith/Stromberg à l'origine, puis unités Skinners Union/SU sur certains marchés d'exportation) jusqu'en 1986, année où il est remplacé par une injection électronique Lucas, améliorant à la fois l'agrément et la consommation. Ce système Lucas évolue ensuite en continu jusqu'à sa version la plus aboutie, la Lucas 14CUX, utilisée de 1990 à 1995.
3,9 litres en 1989
Pour le millésime 1989, la cylindrée passe à 3 947 cm³ (3,9 litres). Ce choix accompagne directement l'arrivée du Land Rover Discovery la même année : le nouveau modèle, positionné en dessous du Range Rover dans la gamme, reprend en entrée de gamme le V8 3,5 litres d'origine du Range Rover, tandis que le Range Rover lui-même monte en cylindrée pour conserver un écart de performance net avec son cadet (voir Le Land Rover Discovery (1989) — un Range Rover repensé pour un budget plus serré).
4,2 litres en 1992, réservé au long empattement LSE
En 1992, une troisième évolution porte la cylindrée à 4 197 cm³ (4,2 litres). Ce moteur n'équipe pas l'ensemble de la gamme : il est réservé aux versions à empattement long LSE (Royaume-Uni) / County LWB (États-Unis), lancées la même année (voir 1992 — l'empattement long LSE/County LWB, sommet de la gamme Classic), qui deviennent alors le sommet de la gamme Range Rover Classic.
Un héritage technique inattendu : le projet diesel avorté
Ce V8 essence porte, sans que cela se voie extérieurement, la trace d'un projet diesel qui n'a jamais abouti sous cette forme : les culasses renforcées développées dans le cadre du « Projet Iceberg » — tentative, entre 1979 et le début des années 1980, de décliner ce V8 en version diesel avec Perkins — sont réutilisées pour la version 4,2 litres, malgré l'échec du projet diesel lui-même (voir Le « Projet Iceberg » — l'échec du V8 diesel qui a retardé le diesel Range Rover de sept ans).
Voir aussi
- Du canot à moteur américain au V8 Range Rover — la genèse du V8 Rover
- Le « Projet Iceberg » — l'échec du V8 diesel qui a retardé le diesel Range Rover de sept ans
- 1992 — l'empattement long LSE/County LWB, sommet de la gamme Classic
- Le Land Rover Discovery (1989) — un Range Rover repensé pour un budget plus serré
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Range_Rover_Classic ↗
- 1992 — l'empattement long LSE/County LWB, sommet de la gamme ClassicRange Rover Classic · Suspension châssis carrosserie
- Le « Projet Iceberg » — l'échec du V8 diesel qui a retardé le diesel Range Rover de sept ansRange Rover Classic · Moteur
- Le Land Rover Discovery (1989) — un Range Rover repensé pour un budget plus serréRange Rover Classic · Culture documentation
- Du canot à moteur américain au V8 Range Rover — la genèse du V8 RoverRange Rover Classic · Moteur
- Le Land Rover Discovery (1989) — un Range Rover repensé pour un budget plus serréRange Rover Classic
- Le « Projet Iceberg » — l'échec du V8 diesel qui a retardé le diesel Range Rover de sept ansRange Rover Classic
- Le V8 Rover sur Discovery : de 3,5 à 4,6 litres, un fil rouge de toute la Série I et IILand Rover Discovery
- 1992 — l'empattement long LSE/County LWB, sommet de la gamme ClassicRange Rover Classic
- États-Unis — dix-sept ans de marché gris avant un lancement officiel en 1987Range Rover Classic
- Du canot à moteur américain au V8 Range Rover — la genèse du V8 RoverRange Rover Classic