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§ 07 · Licences internationales

Plus d'une quinzaine de pays — la carte mondiale des licences et assemblages de la Renault 12

Renault 12 · 1969–1980 · 2 min de lecture · extraite le 16 sept. 2026

Conformément à la stratégie industrielle voulue dès l'origine du projet 117 (voir « Une voiture mondiale » — la stratégie industrielle délibérée derrière la conception de la R12), la Renault 12 a été assemblée ou fabriquée sous licence dans un nombre de pays rarement égalé par un autre modèle Renault de cette période. Cette fiche propose une vue d'ensemble ; le détail de chaque marché fait l'objet d'une fiche dédiée au sein de ce même dossier.

Les grands sites de production sous licence complète

Cinq pays se distinguent par une production locale prolongée et substantielle, avec adaptation de la gamme au marché local : la Roumanie (Dacia 1300/1310, 1969-2006, voir La Dacia 1300 — quand la licence roumaine a devancé la voiture française elle-même), la Turquie (Oyak-Renault puis Renault 12 Toros, 1971-2000, voir Trente ans à Bursa — la Renault 12 devenue Toros, seul produit d'Oyak-Renault jusqu'en 1985), l'Argentine (IKA-Renault puis Renault Argentina, 1970/1971-1994, voir Leader du marché argentin — la carrière exceptionnelle de la R12 à l'usine de Santa Isabel), la Colombie (SOFASA, 1973-1981, voir Colombie et Venezuela — la R12 assemblée à Envigado, Duitama et Mariara) et l'Espagne (FASA-Renault, Valladolid, voir La R12 espagnole de FASA-Renault — Valladolid et ses doubles phares rectangulaires).

Un large éventail de marchés d'assemblage secondaires

Au-delà de ces cinq marchés majeurs, la R12 a également été assemblée, le plus souvent à partir de kits CKD (« completely knocked down », kits à assembler), dans un nombre important d'autres pays : Venezuela (Mariara), Australie (Heidelberg, Victoria), Nouvelle-Zélande (Thames), Canada (Saint-Bruno, Québec, via la SOMA), États-Unis (importation directe puis assemblage partiel), Yougoslavie (Novo Mesto, IMV), Mexique (Ciudad Sahagún), Chili (Los Andes), Maroc (Somaca, Aïn Sebaâ), Portugal (Guarda), Belgique (Haren-Vilvoorde), ainsi que, de façon plus ponctuelle et moins documentée, en Côte d'Ivoire, à Madagascar, en Irlande et, selon au moins une source, en Afrique du Sud (voir Australie, Amérique du Nord, Maroc, Afrique du Sud — les marchés d'assemblage secondaires de la R12).

Un cas industriel rare dans l'histoire automobile française

Cette diffusion mondiale, qui associe des filiales entièrement détenues par Renault (Argentine, Turquie), des coentreprises (Colombie via SOFASA, Turquie via le fonds de pension militaire OYAK), des accords de licence avec des États étrangers (Roumanie) et de simples montages CKD à but essentiellement fiscal (Belgique, Irlande, Portugal), illustre la variété des montages industriels et commerciaux utilisés par Renault au cours des années 1970 pour maximiser la diffusion d'une même plateforme technique — une politique dont la Renault 12 demeure, selon plusieurs sources consultées pour ce dossier, l'un des exemples les plus aboutis de toute l'histoire de la marque.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org (CC BY-SA 4.0), newsdanciennes.com, secret-classics.com, fr.wikipedia.org
Date d'extraction
16 sept. 2026
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