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§ 02 · Moteur

Le V8 L410 — un bloc hérité de la Silver Cloud II, agrandi une seule fois en quinze ans

Rolls-Royce Silver Shadow · 1965–1980 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un bloc en aluminium, pas une nouveauté pour la Silver Shadow

Contrairement à la caisse monocoque ou à la suspension hydropneumatique (voir La licence Citroën — un système hydraulique haute pression greffé sur des ressorts classiques, pas une DS), le moteur V8 de la Silver Shadow n'est pas une nouveauté de 1965 : il équipait déjà la Silver Cloud II et la Bentley S2 depuis 1959, remplaçant à l'époque le six-cylindres en ligne traditionnel de la marque. Désigné en interne L410, ce V8 en alliage d'aluminium à forte teneur en silicium, avec chemises humides en fonte, adopte une architecture en V ouvert à 90 degrés, deux soupapes par cylindre et un unique arbre à cames logé dans le bloc (culbuté), porté par cinq paliers de vilebrequin — une construction classique mais allégée, cohérente avec l'expérience aéronautique de la marque en matière d'alliages légers.

Une seule cylindrée agrandie, jamais remplacée

De 1965 à 1969 (jusqu'au châssis 8741), la Silver Shadow reçoit le V8 d'origine à 6230 cm³ (alésage 104,1 mm, course 91,4 mm). À partir du modèle 1970 (châssis 8742, fin 1969), il est remplacé par une version portée à 6750 cm³ — le fameux « 6,75 litres » qui restera associé au nom Rolls-Royce jusqu'au tout début des années 2020. L'agrandissement ne touche que la course, allongée à 99,1 mm, l'alésage restant strictement identique (104,1 mm) : c'est donc un allongement de course classique, pas un nouveau bloc. Le taux de compression, fixé à 9,0:1 à l'origine (8,0:1 en option pour les marchés à carburant de moindre qualité), redescend progressivement dans les années 1970 sous la pression des normes antipollution : 8,0:1 dès l'automne 1975, puis 7,3:1 pour les marchés américain, australien et japonais.

Une injection tardive, réservée à la Californie

Le V8 reste alimenté par deux carburateurs SU tout au long de la carrière de la Silver Shadow (voir Des deux carburateurs SU à l'injection Bosch californienne — l'alimentation du V8 sur toute la carrière SY pour le détail des évolutions et la parenthèse à part de la Camargue). Une évolution notable intervient en toute fin de carrière : à partir du millésime 1980, une injection Bosch est montée sur les exemplaires destinés au marché californien uniquement, reconnaissables à un suffixe « C » ajouté à leur numéro de châssis. Un nouveau bloc, le L410B, apparaît par ailleurs à partir du châssis 38984 (1979), en toute fin de vie de la Silver Shadow II.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org, rrsilvershadow.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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