Le six-cylindres 3 litres de la P5 — un bloc P4 recentré pour franchir un cap symbolique
Un recentrage de bloc pour atteindre une cylindrée symbolique
Le moteur qui équipe la Rover P5 à son lancement en 1958 n'est pas une conception entièrement nouvelle : il s'agit d'une évolution du six-cylindres à soupapes mixtes (IOE) déjà utilisé sur la P4 (voir Les six-cylindres IOE de la P4 — du 75 fondateur au 110 le plus puissant), dont les ingénieurs Rover recentrent l'implantation des cylindres pour porter la cylindrée à 2 995 cm³ — un chiffre délibérément calculé pour flirter avec la barre symbolique des trois litres sans jamais tout à fait l'atteindre, d'où le nom commercial retenu au lancement, « Rover 3 Litre ».
Une puissance qui progresse à chaque évolution de la voiture
Ce même bloc voit sa puissance croître régulièrement au fil des trois générations successives de la P5 à moteur six-cylindres : 115 ch sur la Mark I d'origine (1958), 129 ch sur la Mark II (1962), puis 134 ch sur l'ultime Mark III (1965-1967) — une progression cohérente avec l'évolution générale de la voiture vers un positionnement toujours plus haut de gamme (voir De la Mark I à la Mark III — l'évolution de la P5 à six cylindres et l'arrivée du Coupé en 1962). Cette lignée de moteurs s'arrête net à l'automne 1967, lorsque le V8 d'origine Buick vient remplacer entièrement le six-cylindres sur la nouvelle P5B (voir Le V8 Buick sur la P5B — caractéristiques techniques d'une première chez Rover) — un changement de motorisation si total qu'aucune version à six cylindres de la P5B n'a jamais existé.
Un dernier maillon d'une lignée mécanique entamée en 1949
Avec l'arrêt de ce moteur en 1967, c'est toute une filiation technique initiée dès la Rover 75 de 1949 qui s'éteint chez Rover — le constructeur ne reviendra plus jamais à une architecture de six-cylindres à soupapes mixtes sur ses modèles suivants, la SD1 lui préférant plus tard un six-cylindres à héritage Triumph entièrement différent (voir Les six-cylindres 2300 et 2600 de la SD1 — un projet Rover ambitieux ramené à un moteur Triumph retravaillé, dossier rover-p6-sd1/).
Voir aussi
- Les six-cylindres IOE de la P4 — du 75 fondateur au 110 le plus puissant
- Septembre 1958 — la Rover 3 Litre change la donne pour la marque au Earls Court Motor Show
- De la Mark I à la Mark III — l'évolution de la P5 à six cylindres et l'arrivée du Coupé en 1962
- Le V8 Buick sur la P5B — caractéristiques techniques d'une première chez Rover
- Site source
- rover-club.fr ; en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 16 sept. 2026
- URL d'origine
- https://www.rover-club.fr/les-voitures/rover-p5/ ↗
- Les six-cylindres IOE de la P4 — du 75 fondateur au 110 le plus puissantRover P4 & P5 · Moteur
- Septembre 1958 — la Rover 3 Litre change la donne pour la marque au Earls Court Motor ShowRover P4 & P5 · Histoire et modèles
- De la Mark I à la Mark III — l'évolution de la P5 à six cylindres et l'arrivée du Coupé en 1962Rover P4 & P5 · Histoire et modèles
- Les six-cylindres 2300 et 2600 de la SD1 — un projet Rover ambitieux ramené à un moteur Triumph retravailléRover P6 & SD1 · Moteur
- Le V8 Buick sur la P5B — caractéristiques techniques d'une première chez RoverRover P4 & P5 · Moteur
- Le V8 Buick sur la P5B — caractéristiques techniques d'une première chez RoverRover P4 & P5
- Septembre 1958 — la Rover 3 Litre change la donne pour la marque au Earls Court Motor ShowRover P4 & P5
- Les six-cylindres IOE de la P4 — du 75 fondateur au 110 le plus puissantRover P4 & P5
- Entretien courant d'une P5 à six cylindres — carburateurs SU et refroidissement sous surveillanceRover P4 & P5