Le quatre-cylindres des P4 60 et 80 — un bloc partagé avec le tout premier Land Rover
Une entrée de gamme construite sur un bloc utilitaire
À la différence du reste de la gamme P4, essentiellement motorisée par des six-cylindres (voir Les six-cylindres IOE de la P4 — du 75 fondateur au 110 le plus puissant), les déclinaisons d'entrée de gamme Rover 60 (1953-1959) puis Rover 80 (1959-1962) reçoivent un quatre-cylindres de 1 997 cm³ puis 2 286 cm³ dont l'origine est directement liée au tout jeune programme Land Rover : ce bloc est en effet celui développé quelques années plus tôt pour motoriser le Land Rover Series I, lancé en 1948 — un cas de circulation technique inversée par rapport à ce que l'on pourrait attendre, le moteur né pour un véhicule utilitaire tout-terrain venant ensuite équiper une berline de tourisme routière.
Une évolution de culasse partagée entre les deux gammes
Ce lien de parenté se retrouve également dans le détail des évolutions techniques du bloc : la culasse dite « spread bore », qui sépare les alésages jusque-là siamois pour améliorer le refroidissement, est étrennée sur les berlines Rover avant d'être reprise, dès la mi-1954, sur le moteur du Land Rover Series I lui-même (voir De la Series I à la Series III — évolution technique 1948-1985, dossier land-rover-series/) — une circulation de solutions techniques dans les deux sens entre les deux branches de la marque, cohérente avec la proximité industrielle documentée ailleurs dans ce corpus entre Rover et Land Rover (voir également La genèse du Land Rover — Maurice Wilks, la Jeep de surplus et le dessin de Red Wharf Bay, dossier land-rover-series/).
Une gamme d'entrée modeste en volume
Sur le plan commercial, ces versions quatre-cylindres restent minoritaires dans la production totale de la P4 : la 60 totalise 9 666 exemplaires et la 80 seulement 5 900, très loin des volumes atteints par les six-cylindres 75 et 90 (voir Sept déclinaisons en quinze ans — l'évolution complète de la gamme P4 (60 à 110)) — un signe que la clientèle professionnelle visée par Rover privilégiait largement les motorisations plus coûteuses et mieux dotées.
Voir aussi
- Les six-cylindres IOE de la P4 — du 75 fondateur au 110 le plus puissant
- Sept déclinaisons en quinze ans — l'évolution complète de la gamme P4 (60 à 110)
- De la Series I à la Series III — évolution technique 1948-1985 (dossier
land-rover-series/) - La genèse du Land Rover — Maurice Wilks, la Jeep de surplus et le dessin de Red Wharf Bay (dossier
land-rover-series/)
- Site source
- carorigins.com ; en.wikipedia.org ; classicsworld.co.uk
- Date d'extraction
- 16 sept. 2026
- De la Series I à la Series III — évolution technique 1948-1985Land Rover Series I/II/III & Defender · Histoire et genèse
- Les six-cylindres IOE de la P4 — du 75 fondateur au 110 le plus puissantRover P4 & P5 · Moteur
- La genèse du Land Rover — Maurice Wilks, la Jeep de surplus et le dessin de Red Wharf BayLand Rover Series I/II/III & Defender · Histoire et genèse
- Sept déclinaisons en quinze ans — l'évolution complète de la gamme P4 (60 à 110)Rover P4 & P5 · Histoire et modèles
- Les six-cylindres IOE de la P4 — du 75 fondateur au 110 le plus puissantRover P4 & P5
- Entretien courant d'une P4 — culbuterie à régler, roue libre à comprendreRover P4 & P5
- Sept déclinaisons en quinze ans — l'évolution complète de la gamme P4 (60 à 110)Rover P4 & P5
- Bilan chiffré — 130 312 P4 et 69 141 P5/P5B, des totaux qui font consensusRover P4 & P5