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§ 01 · Histoire et modèles

Austro-Daimler — la branche viennoise où Ferdinand Porsche fit ses armes

Steyr-Puch 500 · 1957–1975 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Deuxième des trois entreprises fondatrices de Steyr-Daimler-Puch (voir 1934 — la fusion qui donne naissance à Steyr-Daimler-Puch AG), Austro-Daimler a une histoire propre nettement plus prestigieuse sur le plan automobile que ne le laisserait penser son rôle, in fine, de simple composante d'un conglomérat industriel plus large — notamment parce qu'elle emploie pendant dix-sept ans l'un des plus célèbres ingénieurs automobiles du XXe siècle.

Une filiale viennoise de Daimler devenue indépendante

Fondée le 11 août 1899 à Wiener Neustadt sous le nom d'Oesterreichische Daimler-Motoren-Commanditgesellschaft Bierenz Fischer u. Co, l'entreprise est à l'origine une filiale de la société allemande Daimler-Motoren-Gesellschaft. Elle produit dès 1900 sa première automobile (un quatre-places à deux cylindres), puis diversifie rapidement vers les camions, autobus, moteurs marins et véhicules ferroviaires légers. En 1909, les filiales allemande et autrichienne se séparent définitivement — la maison mère allemande cède ses actions restantes en 1912 — et les deux entreprises Daimler deviennent concurrentes. Le nom de marque « Austro-Daimler » n'est utilisé officiellement qu'à partir de 1910.

Ferdinand Porsche, directeur technique de 1906 à 1923

En 1906, sur l'entremise du consul général Emil Jellinek (déjà artisan, côté allemand, de la naissance de la marque Mercedes), Ferdinand Porsche succède à Paul Daimler comme directeur technique de l'entreprise. Il y reste dix-sept ans, jusqu'en 1923, avant de rejoindre la Daimler-Motoren-Gesellschaft à Stuttgart. C'est donc bien chez Austro-Daimler, l'une des trois branches ancêtres du futur groupe de Graz et Steyr — et non, comme le laisse entendre de façon non confirmée une source généraliste citée dans le dossier fiat-500/ (voir plus bas) — que se trouve le véritable lien documenté entre Porsche et cette lignée industrielle, plusieurs décennies avant la naissance du moteur boxer de la Steyr-Puch 500.

Sous la direction de Porsche, l'entreprise engrange plusieurs succès sportifs notables :

  • 1910 : lors de la Prinz-Heinrich-Fahrt (course-épreuve prestigieuse de l'automobile européenne d'avant-1914), une voiture de course spécialement conçue par Austro-Daimler rafle les trois premières places. Porsche pilote lui-même l'une des voitures et remporte la course, aux côtés de ses coéquipiers le comte Schönfeldt et Eduard Fischer — un trio surnommé l'« équipe de fer » (Eisernes Team) par la presse d'époque.
  • 1911 : l'empereur François-Joseph Ier autorise l'entreprise à utiliser l'aigle bicéphale impérial dans son emblème, en reconnaissance de cette notoriété sportive.
  • 1912 : Porsche conçoit pour le service d'incendie de l'usine un véhicule combinant pour la première fois transport de personnel, pompe et tuyau sur un seul châssis — une « motopompe » pionnière encore conservée aujourd'hui au musée Porsche de Stuttgart.

Un épisode antérieur, moins connu, mérite d'être mentionné : dès 1903, l'entreprise développe ce qui est présenté comme le tout premier véhicule blindé au monde. Présenté en 1906 à l'empereur François-Joseph Ier par le comte Heinrich Schönfeldt, le projet est abandonné après que la démonstration a effrayé un cheval présent sur les lieux — l'empereur n'en perçoit pas le potentiel militaire.

Un savoir-faire méconnu en autorails légers

Moins connue que son passé automobile, l'entreprise développe à partir de 1930, sous la direction de l'ingénieur en chef Oskar Hacker, des autorails légers pour les chemins de fer régionaux autrichiens (Salzkammergut-Lokalbahn, Steiermärkische Landesbahnen, BBÖ). Ces autorails, aux roues pneumatiques Semperit montées dans des tambours métalliques faisant office de roues ferroviaires, constituent une tentative pionnière — mais commercialement peu concluante — de transférer au rail les techniques de construction légère de l'automobile. Cette activité ferroviaire cesse définitivement avec la fusion de 1934.

Fusion et disparition du nom

En 1928, Austro-Daimler fusionne avec les Puch-Werke et l'Österreichische Flugzeugfabrik (Oeffag) pour former l'Austro-Daimler-Puchwerke AG (voir Johann Puch — du réparateur de bicyclettes au constructeur automobile). La production automobile à Wiener Neustadt s'arrête définitivement le 30 juin 1934, quelques mois avant que cette entité ne fusionne à son tour avec les Steyr-Werke, le 12 octobre 1934, pour former Steyr-Daimler-Puch AG. Le site de Wiener Neustadt est alors fermé, la marque Austro-Daimler disparaissant de l'automobile de tourisme — Steyr-Daimler-Puch ne la réutilisera plus tard que pour une gamme de bicyclettes.

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Provenance de cette fiche
Site source
de.wikipedia.org
Auteur du site
Wikipédia (version allemande)
Date d'extraction
12 sept. 2026
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