Le lancement de 1957 et son accueil commercial
Un homme à l'origine du projet : Wilhelm Rösche
Selon le magazine de l'automobile-club autrichien ÖAMTC, c'est Wilhelm Rösche, alors directeur de l'usine de Graz-Thondorf, qui identifie l'opportunité d'un petit véhicule autrichien accessible à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, dans un contexte où motos et « scooters-cabine » (comme l'Isetta de BMW) dominent encore le paysage automobile autrichien. Rösche est également crédité, quelques années plus tard, d'avoir recruté Erich Ledwinka pour Steyr-Daimler-Puch (voir Erich Ledwinka — l'ingénieur du boxer, du Haflinger et du Pinzgauer). L'investissement dans la nouvelle usine de Graz-Thondorf s'élève à 100 millions de schillings — une estimation ultérieure du magazine ÖAMTC le convertit à environ 7,3 millions d'euros actuels, un chiffre à prendre comme un simple ordre de grandeur rétrospectif plutôt qu'une conversion officielle d'époque.
La présentation du 30 septembre 1957
La Steyr-Puch 500 est présentée au public le 30 septembre 1957, selon la chronologie détaillée du club Steyr-Puch-Freunde Oberkärnten — une date précise qu'aucune autre source consultée ne vient contredire, mais qu'aucune non plus ne confirme indépendamment au jour près. Le véhicule n'existe alors qu'en une seule version, une « cabrio-limousine » à longue capote en toile repliable, sans lève-vitres à manivelle (ajoutés seulement l'année suivante) et à la finition volontairement spartiate. Malgré ses 16 ch seulement, elle atteint 100 km/h. Le prix de lancement est de 23 800 schillings.
La presse spécialisée d'époque, citée par le Johann Puch Museum, salue notamment l'habitabilité du poste de conduite : « les deux places avant offrent suffisamment de place — même pour des hommes de 100 kg — on y est assis confortablement et l'on n'est pas excessivement fatigué même après un long trajet. »
Un succès commercial réel mais borné par la licence
La première année pleine de commercialisation, 1958, voit la Steyr-Puch 500 atteindre 12 % de part de marché en Autriche, avec 7 873 exemplaires vendus dans le pays. Selon le Johann Puch Museum, Puch était alors contractuellement tenu par Fiat de ne vendre le véhicule qu'en Autriche — une clause de licence destinée à protéger le marché de la maison mère italienne, qui écoule de son côté 22 844 exemplaires de sa propre Nuova 500 dans le monde entier sur la même période, illustrant l'écart de potentiel entre les deux constructeurs. Cette restriction contractuelle n'empêchera cependant pas, dans les années suivantes, une diffusion notable hors d'Autriche — Wikipédia en langue allemande évoque des exportations significatives vers l'Allemagne notamment, obtenues « malgré les clauses de licence » de Fiat, sans que les sources consultées ne permettent de dater précisément quand et comment cette restriction initiale s'est assouplie.
L'année 1959 marque le record de production de la première génération du modèle, avec 8 334 exemplaires sortis d'usine.
Voir aussi
- Des prototypes U1-U3 maison à l'accord de licence Fiat — comment Graz a choisi de ne pas construire sa propre carrosserie · Chronologie complète des modèles, de la 500 de 1957 à la 126 de 1975 · Le « Gelber Engel » de l'ÖAMTC — la Puch 500 comme véhicule de dépannage · La Steyr-Puch 500 — la licenciée autrichienne à moteur boxer
- Site source
- steyrpuch.at (Steyr-Puch-Freunde Oberkärnten)
- Auteur du site
- Steyr-Puch-Freunde Oberkärnten
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- http://www.steyrpuch.at/puch500.htm ↗
- Le « Gelber Engel » de l'ÖAMTC — la Puch 500 comme véhicule de dépannageSteyr-Puch 500 · Conduite
- Erich Ledwinka — l'ingénieur du boxer, du Haflinger et du PinzgauerSteyr-Puch 500 · Moteur
- Des prototypes U1-U3 maison à l'accord de licence Fiat — comment Graz a choisi de ne pas construire sa propre carrosserieSteyr-Puch 500 · Histoire et modèles
- Chronologie complète des modèles, de la 500 de 1957 à la 126 de 1975Steyr-Puch 500 · Histoire et modèles
- La Steyr-Puch 500 — la licenciée autrichienne à moteur boxerFiat 500 (Nuova 500, 1957-1975) · Culture documentation
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