Le Prinoth et la Formule Baby — quand un Sud-Tyrolien mise sur le moteur autrichien
Un passionné sud-tyrolien convainc Graz
L'Italien du Tyrol du Sud Ernesto Prinoth — dont le nom reste aujourd'hui surtout associé aux engins de damage des pistes de ski que porte encore sa marque — est dans les années 1960 un passionné de sport automobile. Séduit par le potentiel de la « Formule Baby », nouvelle catégorie de monoplaces d'initiation alors en plein essor en Italie, il identifie le petit moteur boxer Puch comme une base moteur crédible face à la concurrence italienne. Grâce à sa position frontalière de Sud-Tyrolien, connaissant à la fois le marché italien et le constructeur autrichien, il parvient à convaincre Steyr-Daimler-Puch de soutenir son projet.
Un monoplace « imbattable » dès 1963
Le premier châssis Prinoth voit le jour en 1963, propulsé par un moteur dérivé de la 650 TR (voir Chronologie complète des modèles, de la 500 de 1957 à la 126 de 1975), spécialement optimisé pour un usage circuit plutôt que routier. Selon le club Steyr-Puch-Freunde Oberkärnten, les Prinoth se montrent rapidement « imbattables » face à la concurrence italienne de la Formule Baby, avant d'être également engagées en Autriche et en Suisse par plusieurs pilotes reconnus de l'époque, dont Schorn et Ortner — ce dernier déjà croisé en rallye (voir Le palmarès en compétition — rallye Alpin, Monte-Carlo et le titre européen de Sobiesław Zasada). Un Prinoth Formule Baby atteint, selon le club, une vitesse de pointe de l'ordre de 190 km/h — une performance remarquable pour un moteur de série dérivé d'une petite citadine d'à peine 660 cm³.
Une filiation avec les autres carrosseries de compétition maison
Le Prinoth s'inscrit dans une lignée plus large d'initiatives, souvent locales et de faible volume, ayant cherché à exploiter en compétition la mécanique Puch au-delà de son usage routier d'origine — de la même manière que les carrossiers à l'origine de l'IMP, du Jamos ou du « Projekt S » l'ont fait sur le terrain de la carrosserie (voir Carrosseries spéciales et prototypes — IMP, Jamos et le « Projekt S » de Vignale). Un exemplaire de Bergspider, autre monoplace de compétition à moteur Puch construit dans le même esprit, continue d'ailleurs à concourir aujourd'hui (voir Le Puch-Bergspider — un monoplace de course des années 1960 toujours en piste aujourd'hui).
Voir aussi
- Site source
- steyrpuch.at (Steyr-Puch-Freunde Oberkärnten)
- Auteur du site
- Steyr-Puch-Freunde Oberkärnten
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- http://www.steyrpuch.at/sonderkarosserien.htm ↗
- Carrosseries spéciales et prototypes — IMP, Jamos et le « Projekt S » de VignaleSteyr-Puch 500 · Carrosserie
- Le Puch-Bergspider — un monoplace de course des années 1960 toujours en piste aujourd'huiSteyr-Puch 500 · Culture documentation
- Chronologie complète des modèles, de la 500 de 1957 à la 126 de 1975Steyr-Puch 500 · Histoire et modèles
- Le palmarès en compétition — rallye Alpin, Monte-Carlo et le titre européen de Sobiesław ZasadaSteyr-Puch 500 · Culture documentation
- Le palmarès en compétition — rallye Alpin, Monte-Carlo et le titre européen de Sobiesław ZasadaSteyr-Puch 500
- Le Puch-Bergspider — un monoplace de course des années 1960 toujours en piste aujourd'huiSteyr-Puch 500
- Carrosseries spéciales et prototypes — IMP, Jamos et le « Projekt S » de VignaleSteyr-Puch 500