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§ 07 · Carrosserie

Un habitacle d'avion et une sécurité en avance sur son temps

Studebaker Avanti · 1962–1963 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Le débat biplace contre quatre places

Sherwood Egbert voulait initialement une pure biplace sportive ; c'est Raymond Loewy qui le convainc d'opter pour une formule quatre places, jugée plus commercialement viable pour un coupé grand tourisme destiné à concurrencer la Ford Thunderbird. Ce choix, associé au gabarit et à l'usage de mécaniques de grande série, vaudra plus tard à l'Avanti d'être présentée par certains historiens comme une préfiguration du concept de « pony car » qui triomphera avec la Ford Mustang deux ans plus tard — une thèse débattue, l'Avanti étant nettement plus chère et légèrement plus grande qu'une Mustang ou qu'une Chevrolet Camaro d'origine (voir sources/verification-croisee.md).

Sécurité : un pari en avance de cinq ans sur la loi

Egbert et Loewy tenaient à ce que l'Avanti ne soit pas seulement rapide et bien freinée, mais aussi sûre — une préoccupation rare pour une voiture de sport américaine du début des années 1960. L'Avanti reçoit ainsi un arceau de sécurité intégré à la structure du toit (dissimulé sous la garniture, son efficacité réelle a été mise en doute par certains observateurs de l'époque) et des panneaux de tableau de bord et de portières généreusement rembourrés, plus de cinq ans avant que la réglementation fédérale américaine n'impose ce type de protection.

Une planche de bord à l'inspiration aéronautique

L'habitacle propose des sièges baquets, une instrumentation complète — jusqu'à un compte-tours gradué à 6 000 tr/min et, fait rare, un manomètre de dépression d'admission particulièrement utile sur les versions R2 suralimentées —, une console centrale façon Thunderbird, et surtout une console supérieure suspendue au pavillon, regroupant les interrupteurs d'éclairage dans un style directement inspiré des cockpits d'avion. Selon l'expert Hagerty Dave Kinney, les sièges baquets eux-mêmes reprennent, avec des libertés assumées, l'allure de ceux de l'Alfa Romeo de l'époque. Cette débauche d'équipement contraste avec l'accueil commercial plus tiède réservé au style extérieur : la presse loue sans réserve la richesse de cet habitacle, quand elle reste partagée sur la carrosserie elle-même.

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Provenance de cette fiche
Site source
ateupwithmotor.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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