Le Tiger en rallye — un triplé à Genève, une disqualification amère au Rallye des Alpes, et un adieu à l'Acropole
Rootes engage le Tiger dans plusieurs grands rallyes européens dès 1964, avec des résultats contrastés — de la démonstration de force au coup du sort le plus frustrant qui soit : une victoire au final, puis retirée.
Un début fracassant à Genève
Dès 1964, le Tiger rafle les trois premières places de sa catégorie au Rallye de Genève — un résultat suffisamment marquant pour être cité comme référence par plusieurs sources spécialisées, dont l'article de fond publié par la Sunbeam Tiger Owners Association.
Monte-Carlo 1965 : la meilleure performance jamais réalisée par une propulsion à moteur avant
Deux Tiger sont engagées au Rallye Monte-Carlo 1965 : l'une termine 4ᵉ au classement général — la meilleure place jamais obtenue à cette épreuve par une voiture à moteur avant et propulsion arrière —, l'autre 11ᵉ. L'article de référence de la Sunbeam Tiger Owners Association évoque par ailleurs une victoire de classe la même année à l'occasion du Rallye international d'Écosse, ainsi qu'une victoire absolue au Rallye international de police organisé en Belgique.
Le Rallye des Alpes 1965 : une victoire au finish, retirée par les commissaires
Après avoir résolu un problème récurrent de surchauffe moteur en ajoutant une prise d'air orientée vers l'avant sur le capot, Rootes engage trois Tiger au Rallye des Alpes 1965. L'une d'elles franchit la ligne d'arrivée en tête du classement général — avant d'être disqualifiée par les commissaires sportifs, qui découvrent que la voiture était équipée de soupapes de culasse de diamètre non conforme au règlement. Une victoire perdue sur un détail technique plutôt que sur la piste elle-même.
L'Acropole 1966 : le constat d'un modèle inadapté au tout-terrain
Le Tiger dispose de seulement 5 pouces (127 mm) de garde au sol — beaucoup pour un roadster sportif, mais nettement insuffisant pour les pistes de plus en plus dégradées empruntées par les rallyes de la fin des années 1960. Au terme du Rallye de l'Acropole 1966, il devient évident que ce type de voiture surbaissée n'est plus adapté aux épreuves de rallye modernes. Le pilote Ian Hall, qui dispute cette édition au volant d'un Tiger, résumera plus tard son sentiment avec une formule restée dans les mémoires du club : il sentait que le Tiger « en avait fini », qu'il s'agissait déjà d'un « léviathan dépassé ». Rootes retire le modèle de la compétition en rallye peu après cette épreuve. Une voiture d'usine ayant participé au Rallye Monte-Carlo 1966, pilotée par Andrew Cowan et Brian Coyle, illustre l'engagement du département compétition Rootes sur cette dernière période.
Voir aussi
- Site source
- en.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Sunbeam_Tiger ↗
- Le Tiger sur les circuits américains — Ken Miles, Doane Spencer et la SCCASunbeam Alpine & Sunbeam Tiger · Compétition
- Le Tiger aux 24 Heures du Mans 1964 — des coupés Lister à 160 mph, trahis par des moteurs pas assez développésSunbeam Alpine & Sunbeam Tiger · Compétition
- Témoignages de propriétaires — Rosemary Smith, Graham Vickery et une virée au Mans Classic à 125 mphSunbeam Alpine & Sunbeam Tiger · Conduite