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§ 02 · Moteur

Le 7M-GE/GTE puis le 1JZ-GTE — la Supra A70 entre dans l'ère du turbo de série

Toyota Celica & Supra · 1970–2006 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un nouveau bloc pour une voiture qui prend son indépendance

La rupture de février 1986 entre Celica et Supra (voir Février 1986 — la rupture définitive : la Supra devient un modèle à part entière) s'accompagne d'un moteur entièrement inédit : le 7M-GE, six cylindres double arbre à cames de 3,0 L, 4 soupapes par cylindre, qui devient le fleuron mécanique de Toyota jusqu'à l'arrivée du 2JZ sur la génération suivante. Il développe 200 ch à son lancement, et intègre un système d'admission à résonance acoustique variable (ACIS, Acoustic Control Induction System) destiné à optimiser le remplissage des cylindres sur toute la plage de régime.

Le 7M-GTE : la première Supra turbo de série

Dès le millésime 1987, une version turbocompressée, le 7M-GTE, rejoint le catalogue : turbine CT26, intercooler, jusqu'à 232 ch puis 235 ch après une révision de la soupape de décharge (wastegate) en 1989. Ce moteur figure parmi les tout premiers moteurs de série vendus aux États-Unis à se passer de distributeur d'allumage classique, au profit de bobines individuelles montées directement sur les caches-culbuteurs. Une version d'homologation Groupe A à très faible diffusion, la Turbo-A (500 exemplaires minimum exigés par le règlement, produite sur deux mois seulement fin 1988), reçoit un corps de papillon élargi et un turbocompresseur légèrement différent, portant la puissance à 277 ch.

⚠️ Une réputation de fragilité des joints de culasse a durablement marqué le 7M-GTE dans la communauté des passionnés au fil des décennies suivantes, en particulier sur les exemplaires fortement préparés ou mal entretenus ; il s'agit toutefois davantage d'un point de vigilance largement documenté par les forums spécialisés que d'un défaut de conception généralisé confirmé par une source technique constructeur — ce dossier le consigne donc comme un point de vigilance communautaire plutôt que comme un fait technique définitivement établi.

Le 1JZ-GTE, arrivée tardive et discrète du futur moteur culte

À partir de 1990, en toute fin de carrière de l'A70 et réservée au seul marché japonais (code châssis JZA70), une motorisation entièrement nouvelle fait une apparition tardive : le 1JZ-GTE, six cylindres 2,5 L à double turbocompresseur monté en parallèle, développant 280 ch — un chiffre qui deviendra, par un accord tacite entre constructeurs japonais resté dans l'histoire sous le nom de « Gentlemen's Agreement », le plafond officieux de puissance affichée sur le marché intérieur japonais pour de nombreuses années (voir Le 2JZ-GE et le 2JZ-GTE — architecture d'un six cylindres devenu légende pour le détail de cet accord, qui concernera directement le 2JZ-GTE de la génération suivante). Le 1JZ-GTE partage son architecture générale, son diamètre et sa course (86 x 71,5 mm) avec le futur 2JZ, dont il constitue le prédécesseur direct au sein de la même famille de moteurs Toyota JZ — remplaçante officielle de la famille M utilisée jusque-là (voir La famille M — les premiers six cylindres de la Supra, hérités de la Crown et du 2000GT).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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