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§ 05 · Compétition

La Supra en compétition — Groupe A sur circuit, Bathurst, et les débuts en Super GT

Toyota Celica & Supra · 1970–2006 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une carrière Groupe A freinée par son propre poids

Contrairement à la Celica, dont le palmarès sportif se construit avant tout en rallye (voir le dossier de compétition dédié), la carrière sportive de la Supra A70 se joue essentiellement sur circuit, en catégorie Groupe A — avec un succès plus mitigé. Engagée en Championnat du Japon des voitures de tourisme (JTCC), elle y souffre d'un désavantage structurel : sa cylindrée de 3,0 L la classe dans une catégorie de poids supérieure imposant plus de lest et moins de puissance relative que ses rivales de cylindrée inférieure. Les écuries TOM'S et SARD obtiennent malgré tout des résultats honorables, TOM'S s'imposant dès la première sortie de la Supra Groupe A en 1987, avant de mettre fin à son programme JTCC dès 1989.

Une victoire fondatrice à Bathurst, puis la domination écrasante du rival R32

En Australie, la Supra Groupe A connaît des débuts difficiles en Championnat australien des voitures de tourisme (ATCC) à partir de 1989, multipliant les abandons face à des rivales plus légères et plus développées — Ford Sierra RS500 Cosworth, Nissan Skyline HR31 GTS-R, BMW M3 (E30). Elle décroche toutefois un joli succès en mars 1991, lorsque l'écurie Fitzgerald Racing remporte, au volant d'une Supra, la toute première édition du Bathurst 12 Hour. Ce succès reste cependant isolé : l'arrivée de la Nissan Skyline GT-R (R32) en JTCC comme en ATCC à partir de 1989-1990 change radicalement la donne du Groupe A dans toute la région Asie-Pacifique — une domination déjà documentée en détail, du point de vue de la GT-R elle-même, dans le dossier nissan-skyline-gtr/ de ce corpus (notamment sa fiche sur la domination totale de la R32 en Groupe A/JTCC), que la présente fiche ne cherche pas à reformuler. Face à cette concurrence devenue hors de portée, Toyota réoriente dès 1991 son programme japonais vers la Corolla Levin en catégorie inférieure, laissant les dernières Supra Groupe A à des équipages privés jusqu'à la disparition complète de la catégorie en 1993.

Une rareté d'homologation : la Turbo-A

Pour satisfaire aux exigences minimales d'homologation du Groupe A (500 exemplaires), Toyota commercialise en 1988, sur seulement deux mois, une série spéciale dite Turbo-A : corps de papillon élargi, collecteur d'admission agrandi, système d'alimentation à cartographie MAP plutôt qu'à volet motorisé classique, arceaux renforcés, freins ventilés. Seuls onze exemplaires strictement Groupe A seront ensuite assemblés par TRD Japon pour un usage course pur, dotés d'équipements de préparation extrême (carter d'huile en magnésium moulé de neuf litres, arbres à cames à forte levée, boîte à rapports rapprochés Hollinger, étriers de frein Harrop à quatre pistons).

Les débuts, plus confidentiels, en Super GT

Sur la Supra A80, l'engagement en compétition circuit japonaise se poursuit de façon plus discrète en catégorie GT500 du championnat JGTC (devenu Super GT) : dès 1994, l'écurie BLITZ Racing engage une Supra de course en GT500, dont Toyota Racing Development commercialisera une réplique très limitée destinée à la route, la TRD 3000GT — seulement 35 exemplaires, à carrosserie élargie et VIN spécifique, officiellement reclassés hors de la dénomination Supra. Cet engagement en catégorie GT500 marque le point de départ d'une présence japonaise de la Supra sur circuit qui se prolongera, des décennies plus tard, jusqu'à la Supra GT500 de nouvelle génération engagée sous bannière GR aux côtés de la Lexus RC F et de la Nissan Z dans le championnat Super GT contemporain — un sujet qui dépasse toutefois le périmètre chronologique de ce dossier, centré sur les quatre premières générations et la résurgence 2019.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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