Aller au contenu
§ 02 · Moteur châssis

Freins et suspension : ce que le Karmann Ghia a reçu avant (ou jamais) la Coccinelle

Volkswagen Karmann Ghia · 1955–1974 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

La barre antiroulis avant, dès l'origine

Seule concession mécanique consentie au lancement de 1955, une barre antiroulis avant équipe le Type 14 dès sa création afin de compenser sa tendance au survirage — la Coccinelle elle-même n'en recevra une qu'à partir de 1960 (voir L'approbation de Volkswagen et la protection délibérée de Porsche).

Des freins à disque avant... avant même certaines Coccinelle américaines

À partir de 1967, le Type 14 comme le Type 34 reçoivent des freins à disque à l'avant — une évolution que les Coccinelle vendues sur le marché américain de la même époque ne recevront, elles, jamais. Sur ce point précis, le Karmann Ghia se retrouve donc mécaniquement en avance sur sa propre base de départ.

Une incompatibilité qui a figé le train avant jusqu'au bout

Lorsque la Coccinelle adopte, en toute fin de carrière européenne (modèles 1302/1303), une suspension avant à jambes de force MacPherson plus moderne (voir l'évolution 1302/1303 « Super Coccinelle » côté corpus Coccinelle), le Karmann Ghia n'en bénéficie jamais : cette suspension ne s'intègre pas sous les ailes existantes du coupé. Le Type 14 conserve donc, jusqu'à l'arrêt de sa production en 1974, le train avant à bras tirés et barres de torsion des tout premiers modèles.

La suspension arrière « à double joint », en 1969 seulement

En revanche, le Type 14 hérite bien, en 1969, du train arrière « à double joint » (double-jointed rear suspension) de la Coccinelle, qui corrige une bonne partie des défauts de comportement en limite du train oscillant d'origine.

Une boîte semi-automatique en option dès 1968

Comme la Coccinelle de la même période, le Karmann Ghia reçoit à partir de 1968 l'option d'une boîte semi-automatique (« Automatic Stickshift »), qui combine un convertisseur de couple et un embrayage automatique à une boîte manuelle à trois rapports sans pédale d'embrayage.

Le cas particulier du Type 34 : la mécanique complète du Type 3

Le Type 34 ne partage pas ces évolutions au même rythme que le Type 14, pour une raison simple : il repose entièrement sur le plancher et la mécanique de la VW Type 3, strictement identiques à ceux de la berline « ponton », du coupé fastback et du break Variant de la même gamme — moteur « pancake » à plat couché permettant un coffre à l'avant et à l'arrière, boîte et trains roulants inclus. Il chausse par ailleurs des pneus plus larges (6.00-15 en carcasse diagonale), remplacés à partir de 1968 par des Pirelli Cinturato 165R15.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org ; ateupwithmotor.com ; kgoc.org.uk
Date d'extraction
13 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci