La sonde lambda de 1976 — la 240, premier catalyseur électronique de série au monde
Un capteur développé avec Bosch pour répondre aux normes américaines
Face au durcissement des normes d'émissions américaines, Volvo développe conjointement avec l'équipementier allemand Bosch un capteur d'oxygène placé dans la ligne d'échappement, capable de mesurer en continu la teneur en oxygène résiduel des gaz brûlés et de renvoyer cette information au système d'injection Jetronic déjà en place, afin d'ajuster en temps réel le rapport air/carburant au plus près de la valeur stœchiométrique idéale. Volvo commercialise ce dispositif sous le nom de code Lambda-Sond (le symbole grec lambda désignant en chimie ce rapport air/carburant).
Une introduction fin 1976, réservée d'abord à la Californie
Le dispositif équipe les 240 destinées au marché américain à partir de la fin de l'année 1976 (millésime 1977), dans un premier temps uniquement sur les véhicules certifiés selon les normes californiennes, plus strictes que le standard fédéral du reste du pays — ce n'est qu'en 1980 que les versions « 49 États » (hors Californie) en bénéficient à leur tour. Associée à un pot catalytique à trois voies, la sonde lambda permet, selon le musée officiel World of Volvo, une réduction pouvant atteindre 90 % des principaux polluants réglementés (monoxyde de carbone notamment).
Une reconnaissance officielle : « voiture la plus propre des États-Unis »
Ce dispositif vaut à la 240 d'être désignée « voiture la plus propre des États-Unis » par le California Air Resources Board en 1978, selon Wikipédia francophone — une distinction institutionnelle rare pour un modèle par ailleurs commercialisé sur son image de robustesse plutôt que d'écologie, à une époque où le sujet des émissions automobiles ne constituait pas encore un axe marketing central.
Une technologie qui deviendra un standard mondial
L'extension du dispositif complet (pot catalytique trois voies + sonde lambda) aux marchés européens de la 240 n'intervient que beaucoup plus tard, lors du restylage de 1986 (voir Dix-neuf ans d'évolutions incrémentales — chronologie des restylages de la 240 (1974-1993)), avec pour contrepartie immédiate une perte de puissance de l'ordre de 10 % sur les moteurs concernés — illustration concrète du compromis technique qu'imposait, à l'époque, la dépollution par rapport à la performance pure. La sonde lambda et le pot catalytique à contrôle électronique qu'elle rend possible deviendront, dans les décennies suivantes, un équipement universel de l'industrie automobile mondiale, bien au-delà du seul cas Volvo.
Voir aussi
- Site source
- worldofvolvo.com ; en.wikipedia.org ; fr.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 12 sept. 2026
- Dix-neuf ans d'évolutions incrémentales — chronologie des restylages de la 240 (1974-1993)Volvo 240 · Histoire et modèles
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