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§ 11 · Achat collection

Points de vigilance à l'achat — rouille structurelle et faiblesses mécaniques

Citroën Type H · 1947–1981 · 3 min de lecture · extraite le 16 sept. 2026

Privilégier un millésime récent au sein de la gamme

Les guides d'achat spécialisés britanniques recommandent explicitement de privilégier le Type H le plus récent possible dans le budget disponible : les exemplaires antérieurs à 1963 cumulent circuit de refroidissement non pressurisé, freinage jugé plus faible et système électrique 6 volts réputé peu fiable (voir Circuit de refroidissement et antigel — un système daté avant 1962 et Évolution électrique (6 puis 12 volts) et culasse en alliage de 1963), quand les exemplaires postérieurs à 1967 bénéficient d'une boîte de vitesses et d'une chaîne de transmission renforcées, pour un coût d'usage nettement inférieur.

La rouille structurelle, risque numéro un sur une caisse autoportante

Parce que la caisse du Type H est autoportante (voir La caisse autoportante — une innovation face à la concurrence à châssis séparé), la corrosion y est un enjeu de sécurité structurelle et non un simple défaut esthétique. Les zones les plus documentées par les spécialistes de la restauration sont :

  • les panneaux de nez de caisse situés derrière les phares ;
  • les marches d'accès à la cabine et les panneaux courbes au-dessus des passages de roue ;
  • les sections triangulaires situées derrière les passages de roue ;
  • le plancher à double épaisseur de tôle, où la rouille peut se développer invisible entre les deux couches soudées ;
  • l'anneau de structure situé derrière la cabine, qui corrode de l'intérieur vers l'extérieur, en particulier en partie basse centrale.

Des panneaux de réparation plats soudés grossièrement dans le nez de caisse, un plancher supérieur présentant des zones affaissées ou anormalement fines, ou un revêtement de sol en bois dissimulant l'état réel de la tôle en dessous sont autant de signaux d'alerte recensés par les spécialistes, incitant à une inspection approfondie avant tout achat, idéalement par un expert indépendant en véhicules de collection.

Faiblesses mécaniques récurrentes

  • Moteur : défaillance du joint d'étanchéité de chemise de cylindre souvent confondue avec un problème de joint de culasse (voir Évolution électrique (6 puis 12 volts) et culasse en alliage de 1963) ; rupture de bielle traversant le carter en cas d'usage d'huile moderne inadaptée ; usure de la chaîne de distribution.
  • Boîte de vitesses : synchronisation de 2ᵉ vitesse défaillante, usure des roulements arrière, dégradation du couple conique (voir La boîte 3 vitesses du Type H et sa synchronisation partielle).
  • Direction : présence d'un soufflet de crémaillère en cuir plutôt qu'en caoutchouc moderne, signe qu'une restauration annoncée comme complète n'a pas porté sur ce mécanisme.

Des coûts de restauration très supérieurs à un modèle de tourisme comparable

Le prix des pièces détachées spécifiques au Type H, produit à un volume bien inférieur à celui d'un modèle de tourisme contemporain équivalent, dépasse largement celui d'un véhicule Citroën plus récent : un étrier de frein coûterait de l'ordre de 400 € contre 61 £ pour un modèle Citroën moderne comparable, une pompe à eau environ 249 £ contre 49 £. Le budget minimal recommandé pour un exemplaire présenté comme « nécessitant seulement un entretien courant » est estimé à 5 000 £ par les spécialistes britanniques, une réfection moteur complète pouvant à elle seule atteindre 3 000 à 4 000 £ — voir le détail dans Coûts de restauration et disponibilité des pièces détachées.

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Provenance de cette fiche
Site source
citroenhyonline.co.uk
Date d'extraction
16 sept. 2026
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