La renaissance de la Bonneville (septembre 2001) — le pari néo-rétro de la Triumph moderne
Après une décennie de motos modernes sans nostalgie assumée
Après avoir passé les années 1990 à construire une gamme entièrement moderne sans lien stylistique direct avec le passé de la marque (Trophy, Daytona, Trident — voir John Bloor et la naissance de la Triumph moderne — du rachat de 1983 à l'usine de Hinckley), Triumph Motorcycles Ltd change de stratégie à l'aube des années 2000 et mise, pour la première fois depuis le rachat par John Bloor, sur la nostalgie assumée. En septembre 2001, la marque dévoile une toute nouvelle Bonneville, dotée d'un bicylindre parallèle refroidi par air de 790 cm³ développant environ 62 ch — une cylindrée délibérément inférieure aux 744 cm³ de la dernière T140 de Meriden, le nouveau moteur étant pensé avant tout pour l'agrément d'usage et la fiabilité moderne plutôt que pour battre des records de puissance brute.
Une continuité stylistique revendiquée, une mécanique entièrement neuve
Le principe fondateur de cette renaissance, qui structure toute la gamme Bonneville moderne jusqu'à aujourd'hui, tient en une phrase : reproduire fidèlement la silhouette, les proportions et les codes visuels de la Bonneville historique (réservoir, double échappement chromé, selle biplace, roues à rayons — voir La philosophie néo-rétro de la Triumph moderne — reproduire la silhouette de 1959 avec une mécanique du XXIe siècle), tout en dotant la moto d'une mécanique et d'un cadre entièrement conçus selon les standards d'ingénierie et de fiabilité du XXIe siècle, sans aucune parenté technique directe avec les organes mécaniques de Meriden. Il s'agit d'une différence essentielle avec les « Harris Bonneville » du pont Newton Abbot (voir La coopérative ouvrière de Meriden (1973-1983) — occupation, survie et liquidation), qui elles restaient de véritables T140 assemblées sous licence.
Une gamme qui s'étoffe dès les premières années
Dès son lancement, la nouvelle Bonneville est déclinée en plusieurs versions distinctes, une diversification qui deviendra la marque de fabrique de la gamme moderne :
- la T100 Centennial, variante plus typée « rétro course », lancée dès 2001 pour marquer le centenaire de la marque ;
- la Bonneville America, orientée style custom/cruiser pour le marché nord-américain (2001) ;
- la Speedmaster, autre déclinaison custom au format légèrement différent (2002).
Voir aussi
- John Bloor et la naissance de la Triumph moderne — du rachat de 1983 à l'usine de Hinckley · De 865 cm³ à l'injection puis au refroidissement liquide (2005-2016) — la maturation de la gamme Hinckley · Les bicylindres Hinckley refroidis par air (790 puis 865 cm³, 2001-2015) — moderniser sans trahir l'architecture historique · La philosophie néo-rétro de la Triumph moderne — reproduire la silhouette de 1959 avec une mécanique du XXIe siècle
- Site source
- us.haynes.com
- Date d'extraction
- 16 sept. 2026
- La coopérative ouvrière de Meriden (1973-1983) — occupation, survie et liquidationTriumph Bonneville · Histoire et modèles
- De 865 cm³ à l'injection puis au refroidissement liquide (2005-2016) — la maturation de la gamme HinckleyTriumph Bonneville · Histoire et modèles
- Les bicylindres Hinckley refroidis par air (790 puis 865 cm³, 2001-2015) — moderniser sans trahir l'architecture historiqueTriumph Bonneville · Moteur
- La philosophie néo-rétro de la Triumph moderne — reproduire la silhouette de 1959 avec une mécanique du XXIe siècleTriumph Bonneville · Carrosserie design
- John Bloor et la naissance de la Triumph moderne — du rachat de 1983 à l'usine de HinckleyTriumph Bonneville · Histoire et modèles
- De 865 cm³ à l'injection puis au refroidissement liquide (2005-2016) — la maturation de la gamme HinckleyTriumph Bonneville
- Les bicylindres Hinckley refroidis par air (790 puis 865 cm³, 2001-2015) — moderniser sans trahir l'architecture historiqueTriumph Bonneville
- John Bloor et la naissance de la Triumph moderne — du rachat de 1983 à l'usine de HinckleyTriumph Bonneville
- La philosophie néo-rétro de la Triumph moderne — reproduire la silhouette de 1959 avec une mécanique du XXIe siècleTriumph Bonneville
- La coopérative ouvrière de Meriden (1973-1983) — occupation, survie et liquidationTriumph Bonneville