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§ 03 · Modèles

L'Aérolithe — le prototype en Elektron qui a inventé l'arête dorsale de l'Atlantic

Bugatti (Type 35, Type 41 Royale, Type 57) · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Avant que la Type 57 SC Atlantic ne devienne l'une des voitures les plus recherchées et les plus chères au monde (voir Type 57 SC Atlantic — quatre exemplaires devenus les voitures les plus recherchées au monde), elle a d'abord existé sous la forme d'un unique prototype expérimental resté dans les mémoires sous le nom d'Aérolithe — parfois aussi appelé « Coupé Special » ou « Coupé Aero ».

Un alliage d'aviation impossible à souder

Portant le numéro de châssis 57104, l'Aérolithe est habillée par Jean Bugatti d'une carrosserie en tôle d'Elektron — un alliage aéronautique composé à 90 % de magnésium et à 10 % d'aluminium, à la fois léger et résistant, mais réputé impossible à souder. Pour contourner cette contrainte technique, Bugatti opte pour un assemblage par rivets des panneaux de tôle fendus en leur milieu — une solution de nécessité qui donne naissance, presque par accident, à la fameuse arête dorsale rivetée courant du capot fendu jusqu'à l'arrière du véhicule, qui deviendra la signature stylistique la plus reconnaissable de l'Atlantic. Sur les exemplaires de série qui suivront, Bugatti emploiera de l'aluminium plutôt que de l'Elektron, mais conservera délibérément les rivets de la couture dorsale par pur choix esthétique, alors qu'ils ne sont plus techniquement indispensables.

Une contrainte technique devenue signature stylistique

Cet épisode illustre à merveille la philosophie de conception de la maison Bugatti (voir Rien n'est trop beau, rien n'est trop cher" — la philosophie de conception d'Ettore Bugatti) : une nécessité purement technique — l'impossibilité de souder l'Elektron — se transforme sous le crayon de Jean Bugatti en élément de style majeur, conservé sur tous les exemplaires de série ultérieurs alors même que la raison technique de son existence a disparu. Selon Achim Anscheidt, directeur du design de Bugatti sous propriété Volkswagen puis Rimac, cette arête « reste aujourd'hui encore un élément de design caractéristique — unique et élégant ».

Un nom hérité de l'aviation

Si le prototype porte le nom minéral d'Aérolithe (une « pierre tombée du ciel », c'est-à-dire une météorite), le nom commercial retenu pour la version de série, Atlantic, rend hommage à un ami personnel de Bugatti : l'aviateur pionnier Jean Mermoz, premier homme à avoir traversé l'Atlantique Sud par la voie des airs, disparu lors d'une traversée de ce même océan en 1936 — année de sortie du modèle qui porte son souvenir.

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Provenance de cette fiche
Site source
newsroom.bugatti.com
Auteur du site
Bugatti Automobiles
Date d'extraction
12 sept. 2026
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