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§ 05 · Compétition

Le palmarès complet de la Delahaye 135 (1936-1954)

Delahaye et Delage (135, 165, D8) · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Au-delà des deux victoires les plus célèbres — le Grand Prix de Pau et les 24 Heures du Mans 1938 —, la Type 135 engrange, sur près de vingt ans, un palmarès d'une densité rare pour une voiture de route dérivée en version course, qui mérite d'être consigné pour lui-même à la manière du palmarès de la Bugatti Type 35 déjà documenté dans ce corpus.

Rallyes et critériums routiers

La Type 135 s'impose au Rallye des Alpes françaises dès 1935, remporte le Grand Critérium international de tourisme Paris-Nice ainsi que le Rallye automobile de Monte-Carlo en 1937 (en version 135 spéciale) puis de nouveau en 1939 (en version 135 MS, ex æquo avec Hotchkiss). Juste après-guerre, elle continue de s'illustrer aux tout nouveaux Rallye Soleil Cannes 1946 (Régine Peter, Germaine Rouault et Mlle Laegeot) et Rallye du Mont-Blanc 1947 et 1948, avant de remporter les 12 Heures de Paris 1947 avec Guy Mairesse.

Grands Prix et courses sur circuit (1936-1939)

Dès 1936, la 135 remporte le Grand Prix automobile de Marseille Sport et la course de côte du Mont Ventoux, puis les 12 Heures de Donington 1937 (Prince Bira et Hector Dobbs) et le Grand Prix d'Anvers Sport (Robert Mazaud). Au Grand Prix de l'A.C.F. 1936, la performance collective de la marque est particulièrement frappante : sur neuf Delahaye 135 CS engagées, quatre se classent dans les cinq premières, cinq dans les dix premières et sept dans les douze premières places. En 1939, elle s'impose en Sportscars à Brooklands (Arthur Dobson) et au Sydenham Plate (Prince Bira).

L'après-guerre : de nouveaux territoires

Après 1945, la 135 CS continue de courir avec un certain succès : victoires au Grand Prix de Bruxelles 1946 (Chaboud), à San Remo et au Grand Prix des Frontières 1947 (Giraud-Cabantous), au Grand Prix des Frontières 1948 (Mairesse), et au Grand Prix de l'ACF 1949 (Charles Pozzi). Elle obtient encore des places d'honneur jusqu'au début des années 1950 : 4ᵉ du Grand Prix de Turin 1946 (Chaboud), 8ᵉ du Grand Prix de Monaco 1952 (René Cotton), et de nombreux podiums de deuxième et troisième places entre 1936 et 1954, du Grand Prix de Tunisie au Circuit de Metz.

Une génération entière de pilotes français et internationaux

Le palmarès de la 135 doit sa densité à une génération de pilotes fidèles au modèle sur près de vingt ans : Eugène Chaboud et Jean Trémoulet (vainqueurs du Mans 1938), Charles Pozzi, Yves Giraud-Cabantous, René Dreyfus, le Prince Bira de Thaïlande, Laury Schell, Albert Divo, René Le Bègue, Marcel Mongin, Henri Stoffel, Goffredo Zehender, Guy Mairesse, Louis Chiron et André Simon comptent parmi les noms les plus régulièrement associés au modèle. Cette longévité sportive, rare pour une voiture de route non renouvelée en profondeur pendant deux décennies, explique en grande partie pourquoi la Type 135 reste, aujourd'hui encore, le modèle le plus emblématique de toute l'histoire de Delahaye — voir La Delahaye Type 135 — modèle emblématique du luxe sportif français (1935-1952).

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Provenance de cette fiche
Site source
fr.wikipedia.org (CC BY-SA)
Auteur du site
contributeurs Wikipédia
Date d'extraction
12 sept. 2026
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