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§ 11 · Compétition

Groupe A, Super 1600 et championnats maison — la Fiesta en compétition nationale des années 1980 à 2000

Ford Fiesta · 1976–2023 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une base homologuée en continu, génération après génération

Au-delà de ses rares apparitions au sommet de la hiérarchie mondiale (voir La Fiesta RS WRC (2011-2012) — premier retour d'usine au sommet du rallye mondial depuis la Focus et La Fiesta WRC (2017-2021) — deux titres mondiaux consécutifs pour Sébastien Ogier, en écurie privée), la Fiesta a fait l'objet d'homologations sportives quasiment ininterrompues depuis la fin des années 1970 : Groupe 1 (1977-1979 selon les cylindrées), Groupe 2 (1979, la configuration utilisée au Monte-Carlo cette année-là, voir 1979-1981 — du rallye de Monte-Carlo à la XR2, premier chapitre sportif de série), puis Groupe A à partir de 1982 pour le 1 600 cm³ et 1984 pour les 1 100/1 300 cm³. La XR2i et la Fiesta 1.4S sont homologuées Groupe A en 1990, suivies par la XR2 (1 600 cm³) en 1985 pour sa version Mk2. Cette continuité d'homologation fait de la Fiesta une base de préparation amateur et semi-professionnelle disponible sans interruption sur l'essentiel de sa carrière, à l'échelle des championnats nationaux plutôt que du seul sommet mondial.

La réglementation Super 1600, entre kit-cars et rallye junior mondial

Au début des années 2000, la Fiesta reçoit une préparation Super 1600 conforme au règlement kit-car de la catégorie, engagée notamment en championnat du monde junior des rallyes (J-WRC) — la Fiesta RS S1600 y fait ses débuts à l'occasion du Rally Greece 2004, dans le prolongement d'un projet baptisé « Ford RallyeConcept », fruit d'une collaboration entre le département compétition Ford RallyeSport (déjà responsable de la Puma Super 1600 et de la Focus WRC) et l'équipe de design Ford Design Europe. Une version Groupe N3, développée en 2006 sur la base de la Fiesta ST 2,0 L Duratec (homologuée à 959 kg), affronte alors une concurrence directe et documentée sans complaisance par les sources disponibles — notamment la Renault Clio RS « Ragnotti » (voir le dossier renault-clio/ de ce corpus) et la Peugeot 206 RC — sans connaître, de l'aveu même des sources consultées, un grand succès sportif face à cette concurrence.

Un championnat monomarque né pour promouvoir la conduite féminine

Le plus ancien championnat monomarque associé à la Fiesta, le Ford Fiesta Championship, est lancé dès 1979 sous le nom de « Faberge Fiesta Challenge » — voir Un championnat conçu pour des pilotes féminines — le « Faberge Fiesta Challenge » et Louise Aitken-Walker pour le détail de cette dimension culturelle et le rôle qu'il joue dans le lancement de la carrière de la pilote de rallye Louise Aitken-Walker. À son apogée dans les années 1980-1990, la série bénéficie d'un soutien constructeur et sert de course de soutien au Grand Prix de Grande-Bretagne de Formule 1 ainsi qu'à plusieurs manches du championnat britannique de tourisme (BTCC). Elle change plusieurs fois de nom au fil des décennies (Ford Credit Fiesta Championship, Ford Fiesta Zetec Championship, BRSCC Ford Si Challenge) avant d'être aujourd'hui organisée par le BRSCC (British Racing and Sports Car Club) comme championnat de club. Le Ford XR Challenge (XR2 et XR2i, partagé avec les Escort XR équivalentes) et le Ford Saloon Championship (où une Fiesta Mk4 remporte le titre en 2006 aux mains d'Ollie Allen) complètent ce paysage de compétition amateur britannique.

La Fiesta Sporting Trophy, un rallye monomarque calqué sur le championnat du monde

Lancée en 2006, la Fiesta Sporting Trophy — parfois désignée « Fiesta Sporting Trophy » ou « championnat monomarque de rallye » selon les sources — repose sur une Fiesta ST Groupe N préparée par M-Sport (165 ch, moteur Duratec 2,0 L), conçue explicitement sur le modèle du championnat du monde des rallyes FIA. Les Fiesta engagées en compétition circuit remportent par ailleurs sept fois la catégorie Super 1600 de l'European Touring Car Cup entre 2008 et 2016 — un palmarès moins spectaculaire que celui du rallye mondial, mais qui confirme la polyvalence de la base mécanique sur l'ensemble du spectre de la compétition amateur et semi-professionnelle.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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