Aller au contenu
§ 02 · Moteur

Le moteur bicylindre à plat refroidi par air de 354 cm³

Honda N360 / N600 · 1967–1970 · 2 min de lecture · extraite le 16 sept. 2026

Une architecture imposée par le plafond réglementaire des 360 cm³

Le N360 embarque un moteur à deux cylindres, refroidi par air, de 354 cm³ de cylindrée exactement — un chiffre délibérément calé juste en dessous du plafond réglementaire de 360 cm³ imposé aux kei-cars japonaises de l'époque (voir Le cadre réglementaire kei-car (1955-1975) dans lequel s'inscrit le N360). L'alésage et la course sont de 62,5 × 57,8 mm, pour un taux de compression de 8,6:1.

Une configuration à quatre temps, disposition longitudinale transversale

Le bloc est monté transversalement à l'avant du véhicule, en configuration deux cylindres en ligne à quatre temps, avec un vilebrequin à 360 degrés (configuration dite « parallèle ») — une géométrie qui privilégie la simplicité mécanique et la facilité de fabrication en grande série plutôt que la douceur de fonctionnement d'un vilebrequin à 180 degrés. La distribution est assurée par un arbre à cames en tête entraîné par chaîne (voir Distribution par chaîne : un point de vigilance identifiable, sans intervalle chiffré fiable pour les implications en matière d'entretien).

Une puissance de base de 31 ch à un régime très élevé

En version de base (N360E), le moteur développe 31 ch (23 kW) à 8 500 tr/min, pour un couple de 3,0 kgf·m à 5 500 tr/min — des chiffres de régime extrêmement élevés pour une voiture de tourisme grand public de la fin des années 1960, hérités directement de la culture technique motocycliste de Honda (voir L'héritage motocycliste : la filiation avec la CB450 « Black Bomber ») plutôt que de l'ingénierie automobile classique de l'époque, où de tels régimes restaient l'apanage de moteurs de compétition.

Une puissance spécifique remarquable pour la catégorie

Rapportée à sa cylindrée, la puissance du N360 (environ 87 ch/litre en version de base) dépasse nettement celle de la plupart de ses rivaux kei contemporains, alors réputés pour leur conduite poussive. C'est précisément cet écart de performance perçue, allié au confort intérieur permis par la conception « depuis l'habitacle » (voir La genèse du N360 : la philosophie « Maximum Homme, Minimum Machine »), qui explique une large part du succès commercial immédiat du modèle dès 1967 (voir Le lancement du 6 mars 1967 : un succès commercial immédiat).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
motor-car.net
Date d'extraction
16 sept. 2026
Voir aussi · fiches citées par celle-ci
Fiches qui citent celle-ci