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§ 07 · Carrosserie

Le langage stylistique Honda Verno : phares escamotables, capots bas et une poignée de designers récurrents

Honda Prelude / Honda-Acura Integra · 1978–2001 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Une signature commune aux modèles du réseau sportif

Au tournant des années 1980, les produits vendus par le réseau japonais Honda Verno — Prelude, Integra à son lancement en 1985, grande routière Vigor — partagent un même vocabulaire stylistique, dont l'élément le plus visible reste les phares escamotables : capot bas, longue ligne de caisse, feux dissimulés de jour, qui distinguaient visuellement ces modèles « sportifs » du reste de la gamme Honda vendue par les réseaux généralistes.

Le Prelude, laboratoire stylistique de la marque

Le Prelude adopte les phares escamotables dès sa deuxième génération (1982), un choix stylistique qui améliore l'aérodynamisme en position fermée mais qui, de l'aveu même des ingénieurs de l'époque, dégrade sensiblement la pénétration dans l'air une fois les phares relevés à haute vitesse. Le dispositif perdure sur la troisième génération (Cx record de 0,34, voir Prelude 3e génération (1987-1991) : la vitrine du 4WS et les éditions limitées japonaises) puis disparaît définitivement avec la quatrième génération de 1991, qui adopte des blocs optiques fixes. Chaque génération porte la signature d'une équipe de design distincte au sein de Honda : Shinya Iwakura et Hiroshi Kizawa pour la première (1976), Masahito Nakano pour la deuxième (1979), Masato Nakano avec Tomoyuki Arai et Yusuke Saito pour la troisième (1985, avec des éléments de style qui annoncent déjà la NSX à venir), Yukio Kurosu pour la quatrième (1989) et Manabu Konaka pour la cinquième (1993) — une succession de noms qui illustre le renouvellement complet de l'équipe stylistique Honda sur les deux décennies de la lignée.

L'Integra : phares escamotables au lancement, « yeux d'araignée » ensuite abandonnés

La première génération de l'Integra (1985) reprend elle aussi des phares escamotables élancés, en cohérence directe avec ses cousines Prelude et Vigor du même réseau de vente. La troisième génération (1993), dessinée par Akira Shimoyama, rompt en revanche avec cette signature au profit d'une face avant à quatre phares ronds fixes, rapidement surnommée « spider eyes » par les passionnés — un choix stylistique suffisamment mal reçu au Japon pour être corrigé dès le restylage de fin 1994 (voir Integra 3e génération (1993-2001) : les « yeux d'araignée », les finitions américaines et la place de la Type R).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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