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§ 01 · Histoire et modèles

1970-1976 — le restylage TS, l'arrivée du GS et le tableau de bord « avion »

IKA Torino (Argentine, 1966-1981) · 1966–1981 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Le restylage de 1970

Quatre ans après son lancement, le Torino reçoit sa première évolution esthétique notable. Les feux arrière carrés cèdent la place à deux feux ronds par côté, une solution stylistique alors très en vogue que l'on retrouve à la même époque sur la Fiat Dino. À l'avant, les quatre phares (deux principaux et deux projecteurs auxiliaires) restent en place mais sont désormais réunis dans une seule et même calandre, et le pare-chocs perd ses embouts distincts au profit d'un dessin plus intégré. L'habitacle change également de visage avec l'apparition du tableau de bord dit « avion », à l'allure délibérément plus sportive que celui d'origine. Cette évolution accompagne le lancement des appellations TS (coupé) et S (berline), qui remplacent progressivement les désignations numériques d'origine, ainsi que de la version SE en 4 portes.

Le Torino GS, nouveau sommet de gamme

À l'arrêt de la production du 380W, IKA introduit en 1970 le Torino GS pour occuper le haut de gamme sportif laissé vacant. Techniquement proche du défunt 380W dont il reprend l'esprit (même architecture, préparation moteur renforcée), le GS bénéficie d'améliorations continues : une modification du taux de compression en 1971 augmente sa puissance, puis une révision plus profonde du moteur en 1972 porte celle-ci à 215 ch — de quoi franchir pour la première fois la barre symbolique des 200 km/h (203,389 km/h très précisément selon les mesures d'époque), ce qui vaut à cette version le surnom de GS200. Le Torino GS demeure, tout au long de sa carrière, la version de série la plus puissante jamais proposée sous le nom Torino.

1973 : un nouveau moteur, un nouvel intérieur

Le milieu de l'année 1973 marque une rupture technique majeure avec l'arrivée du moteur « Torino » (et non plus « Tornado »), profondément revu avec un vilebrequin à sept paliers au lieu de quatre et une nouvelle culasse à arbre à cames à douze lobes au lieu de six (voir L'évolution argentine du Tornado — du quatre au sept paliers (1965-1973)). Ce changement mécanique s'accompagne de retouches d'habitacle : bords de portières désormais anguleux plutôt qu'arrondis, nouveaux accoudoirs et poignées, sièges avant et arrière au dessin plus carré. À l'extérieur, les poignées de porte deviennent affleurantes, les deux feux arrière ronds cèdent la place à un unique feu rectangulaire par côté, et les jantes sans enjoliveur central reçoivent des pneus radiaux de série. La version GS reçoit ce nouveau moteur environ un mois après son lancement sur le reste de la gamme, tout en conservant sa signature d'alimentation à trois carburateurs.

Le TSX de 1976

En 1976, alors que le Torino entre dans sa dixième année de carrière et commence à subir la concurrence de modèles plus modernes, IKA-Renault lance le TSX. Visuellement, il se distingue par des phares auxiliaires rectangulaires, le déplacement de l'antenne radio de l'aile avant gauche vers l'aile arrière droite, et — sur sa seconde série — une moulure de plastique noir masquant la jonction du toit et de l'aile arrière, jusqu'alors traitée à l'étain. À l'intérieur, le fond du tableau de bord passe au blanc et les sellerie adopte des teintes claires devenues emblématiques de cette version. Le TSX ouvre la voie à la dernière génération du modèle, le ZX de 1979 (voir Le ZX de 1979 — dernière évolution et disparition du Toro au profit du losange Renault).

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
es.wikipedia.org (+ recoupement Wikipédia anglais)
Date d'extraction
13 sept. 2026
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