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§ 01 · Histoire et modèles

Le ZX de 1979 — dernière évolution et disparition du Toro au profit du losange Renault

IKA Torino (Argentine, 1966-1981) · 1966–1981 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un restylage qui gomme les origines Pininfarina

En 1979, sous le contrôle désormais total de Renault Argentina, le Torino reçoit son avant-dernière et dernière mise à jour esthétique avec la version ZX. Les pare-chocs sont entièrement redessinés : plus petits, réalisés en une seule pièce plutôt qu'en trois comme depuis 1966, ils remontent sensiblement, obligeant à déplacer les feux de position et de clignotant sous leur ligne, dans des inserts en plastique. À l'avant, les chromes de calandre cèdent la place à des caches en plastique noir comblant les espaces entre les optiques, et le capot reçoit une nervure centrale — un langage stylistique caractéristique des productions Renault de l'époque. À l'arrière, les baguettes chromées font désormais le tour complet de la carrosserie. L'habitacle n'est pas en reste : nouveau tableau de bord à fond bleu, jusqu'à sept cadrans à aiguille selon la version, autoradio AM/FM à lecteur de cassette et antenne électrique, appuie-têtes intégrés à l'avant comme à l'arrière, ceintures de sécurité à enrouleur inertiel à l'avant. Côté mécanique, l'allumage électronique, la climatisation et la direction assistée deviennent des équipements quasiment standard.

La disparition du Toro rampant

Le changement le plus significatif reste toutefois symbolique : l'emblème du taureau cabré qui ornait la calandre depuis l'origine — directement inspiré des armoiries de la ville de Turin (voir L'origine du nom « Torino » — une carte postale et douze heures de délai, contre la légende de l'hommage calculé) — disparaît au profit du losange Renault. Ce basculement visuel scelle, dix ans avant la fin de la production, l'effacement progressif de l'identité IKA au profit de celle du nouveau propriétaire français. Il coïncide avec le lancement, en parallèle, d'une version « Grand Routier » de la berline, présentée par la presse d'époque comme comparable aux meilleures berlines mondiales de sa catégorie — signe qu'en dépit de son âge mécanique déjà avancé, IKA-Renault continue d'investir dans le haut de gamme du modèle plutôt que de l'abandonner brutalement.

Le sursis avant l'arrêt définitif

Pour Renault Argentina, ces dernières années de production du Torino servent aussi de transition discrète : c'est pendant cette période que l'entreprise développe en coulisses le projet R18, appelé à occuper à terme le haut de la gamme Renault argentine (voir D'IKA à Renault Argentina — trois identités d'entreprise pour une seule usine). Le ZX, en dépit de son équipement modernisé, ne parvient cependant pas à contrer durablement l'érosion commerciale du modèle, prise dans le double mouvement d'un choc pétrolier pénalisant sa consommation élevée (de l'ordre de 12 litres aux 100 km à 80 km/h selon la presse d'époque) et d'une politique commerciale d'ouverture aux importations qui change profondément la donne concurrentielle argentine à partir de 1976 (voir 1976-1981 — ouverture commerciale et choc pétrolier, un contexte économique défavorable au Torino).

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Provenance de cette fiche
Site source
es.wikipedia.org (+ recoupement Wikipédia anglais)
Date d'extraction
13 sept. 2026
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