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§ 07 · Carrosserie

Marcello Gandini, 27 ans : la Miura comme premier coup d'éclat chez Bertone

Lamborghini Miura · 1966–1973 · 2 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

Un designer inconnu à peine engagé

Marcello Gandini, né le 26 août 1938 à Turin, est engagé par Nuccio Bertone en 1965, à seulement 27 ans, pour prendre la direction stylistique de la carrozzeria — l'une des plus importantes d'Italie à l'époque — en remplacement de Giorgetto Giugiaro, parti fonder son propre studio chez Ghia. La Miura est, dans ces conditions, le tout premier projet confié à Gandini chez Bertone : rien dans son parcours antérieur ne laissait présager l'ampleur de l'impact stylistique qu'il allait avoir sur l'histoire de l'automobile.

Trois mois du premier trait au prototype achevé

Gandini dessine la Miura, du premier croquis au prototype fini, en seulement trois mois : les grandes lignes sont arrêtées début janvier 1966, et le prototype complet est achevé en mars de la même année — juste à temps pour le Salon de Genève (voir Le Salon de Genève 1966 — la Miura complète et le lest dans le capot moteur) — avec le concours d'une trentaine d'employés de Bertone.

Une méthode « par soustraction »

La démarche stylistique de Gandini rompt avec les canons du grand tourisme italien de l'époque : des surfaces presque plates qui ne se courbent que légèrement, des arêtes vives, un pare-brise très incliné qui annonce le langage visuel des supercars à venir. Pas d'ornement superflu : chaque élément de la carrosserie répond à une fonction avant de devenir un signe distinctif. Cette approche « par soustraction et par tension » deviendra la signature de Gandini sur l'ensemble de sa carrière chez Bertone — Espada, Urraco, Countach, Marzal, Stratos Zero — mais c'est bien sur la Miura qu'elle s'exprime pour la toute première fois.

Une rupture de paradigme, pas seulement une nouvelle carrosserie

La Miura n'est pas simplement une nouvelle génération de grand tourisme : jusqu'alors, même les GT les plus performantes conservaient une architecture classique, moteur avant et proportions convenues. En habillant un châssis à moteur central-arrière d'une silhouette aussi radicale, Gandini invente littéralement les proportions visuelles de la supercar moderne — bas de caisse écrasé, capot avant très long et fuyant, habitacle repoussé vers l'arrière, poste de conduite juste au-dessus de l'essieu arrière.

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
12 sept. 2026
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