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§ 01 · Histoire et modèles

La fin de la Fulvia et l'arrivée de la Beta — une succession voulue par Fiat

Lancia Fulvia · 1963–1976 · 3 min de lecture · extraite le 12 sept. 2026

La disparition de la Fulvia n'est pas une fin de carrière naturelle par obsolescence commerciale, mais une décision stratégique délibérée de la nouvelle direction Fiat.

Une feuille de route imposée dès 1970

Dès sa prise de contrôle de Lancia, Fiat charge la marque de remplacer la Fulvia vieillissante par un produit à plus fort volume de vente, capable de mutualiser davantage de composants avec le reste du groupe. La réponse, la Beta, est confiée à l'ingénieur Sergio Camuffo, nouveau responsable du développement nommé par Fiat (voir Le rachat de Lancia par Fiat (1969) et ses conséquences sur la Fulvia). La Berlina Beta est lancée dès 1972 — se substituant donc à la Fulvia Berlina (dont la production civile s'arrête effectivement cette année-là selon plusieurs sources) quatre ans avant que le Coupé Fulvia ne cesse à son tour d'être fabriqué.

Une cohabitation de plusieurs années sur le segment coupé

Le Coupé Fulvia, dont la popularité reste forte tout au long des années 1970 (voir La Fulvia Coupé — le modèle qui a fait la légende, 1965-1976), continue d'être produit en parallèle du lancement du Beta Coupé (1973) pendant près de trois ans. Ce n'est qu'avec l'arrivée d'une version 1300 cm³ du Beta Coupé, en 1976, que la production du Coupé Fulvia est définitivement arrêtée — ⚠️ les sources ne s'accordent pas parfaitement sur la datation exacte de cet arrêt : plusieurs récits situent la dernière caisse sortie d'usine dans les tout premiers jours de janvier 1976 (voir La Fulvia Coupé — le modèle qui a fait la légende, 1965-1976), tandis qu'un article de vulgarisation situe l'événement plus largement « en 1977 ». Le chiffre de production cumulé généralement retenu pour le Coupé est de 139 797 à 140 454 unités selon les sources (voir sources/verification-croisee.md).

Une rupture de philosophie, pas seulement de modèle

Le Beta n'est pas seulement une nouvelle génération de Lancia : selon plusieurs analyses rétrospectives anglophones, il marque le moment où les Lancia commencent véritablement à refléter la logique industrielle et le « bac à pièces » (parts bin) de leur nouvelle maison-mère, à rebours de la philosophie d'ingénierie sans compromis qui avait présidé à la conception de la Fulvia (voir Vincenzo Lancia et la tradition d'ingénierie raffinée de la marque et Le rachat de Lancia par Fiat (1969) et ses conséquences sur la Fulvia). C'est également sur la Beta, et non sur la Fulvia, que se cristallise la réputation de rouille structurelle la plus sévère de l'histoire de Lancia — un fait à distinguer soigneusement du cas de la Fulvia elle-même (voir La rouille de la Fulvia : réputation méritée ou héritage indûment transféré de la Beta ?). L'explication la plus répandue attribue cette corrosion à un acier d'origine soviétique de qualité déficiente utilisé dans le cadre d'un accord industriel Fiat-URSS, mais cette thèse est elle-même débattue par une partie de la presse automobile spécialisée, qui privilégie une cause plus prosaïque de protection anticorrosion insuffisante en sortie d'usine (voir le débat détaillé sur les causes techniques de la corrosion de la Beta).

Le nom Fulvia, lui, ne meurt jamais tout à fait

Après l'arrêt de production de 1976, le nom Fulvia n'est plus utilisé sur un modèle de série, mais il resurgit ponctuellement dans la communication patrimoniale de la marque, notamment à travers le concept-car de 2003 (voir Le concept-car Fulvia Coupé (2003) — l'hommage avorté de Flavio Manzoni).

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Provenance de cette fiche
Site source
hagerty.com
Date d'extraction
12 sept. 2026
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