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§ 09 · Conduite

Les difficultés bien réelles de la conduite au quotidien du coupé

Mercedes-Benz 300 SL « Gullwing » · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Monter à bord, un exercice qui reste un exercice

Malgré le volant escamotable pensé pour faciliter l'accès, entrer et sortir du coupé demeure, de l'aveu même des essayeurs d'époque comme des propriétaires actuels, un exercice qui exige un minimum de souplesse : le seuil de caisse très haut et large, imposé par le châssis-treillis tubulaire, oblige à se glisser ou à s'asseoir d'abord sur le rebord avant de ramener les jambes à l'intérieur — voir Le châssis-treillis tubulaire — la pièce maîtresse héritée de la course et Les portes papillon expliquées — une conséquence technique, pas un choix esthétique de départ. Sur un emplacement de stationnement exigu, l'ouverture verticale des portes, qui nécessite un dégagement important au-dessus du toit, peut rendre l'opération plus délicate encore.

Une boîte à la première vitesse déroutante en ville

Calée pour privilégier la vitesse de pointe, la première vitesse de la boîte manuelle à quatre rapports se révèle inhabituellement longue pour un usage urbain — un trait relevé par plusieurs essayeurs d'époque comme l'un des points d'adaptation nécessaires pour un conducteur habitué à une voiture plus conventionnelle. Voir Une vitesse de pointe qui dépend entièrement du rapport de pont choisi pour le détail des rapports disponibles.

Une chaleur d'habitacle qui pénalise les longs trajets estivaux

À ces contraintes d'accès et d'étagement de boîte s'ajoute la chaleur en habitacle déjà bien documentée, conséquence des vitres fixes et de la proximité du tunnel de transmission — voir Le problème de chaleur et de ventilation du coupé. Combinés, ces éléments expliquent pourquoi de nombreux essayeurs de l'époque, tout en saluant unanimement les qualités dynamiques et l'exclusivité de la voiture, la présentaient déjà comme un objet plus spectaculaire à posséder qu'à utiliser au quotidien.

Le cabriolet, pensé explicitement pour corriger ces irritants

C'est précisément ce faisceau de contraintes qui explique le succès immédiat du cabriolet de 1957 auprès d'une partie de la clientèle : accès facilité par des portières classiques, ventilation naturelle par les vitres descendantes, et volume de coffre nettement amélioré — voir Le cabriolet de 1957 — un châssis entièrement repensé pour des portières classiques et 1957 — pourquoi le cabriolet remplace le coupé, jusqu'à la fin de carrière en 1963.

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Provenance de cette fiche
Date d'extraction
13 sept. 2026
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