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§ 01 · Histoire et modèles

1957 — pourquoi le cabriolet remplace le coupé, jusqu'à la fin de carrière en 1963

Mercedes-Benz 300 SL « Gullwing » · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Un coupé en perte de vitesse commerciale

Dès le milieu de l'année 1956, alors que le coupé n'en est qu'à sa troisième année de commercialisation, les ventes fléchissent nettement : la production annuelle passe de 856 exemplaires en 1955 à 308 en 1956, puis chute à seulement 70 sur les premiers mois de 1957. Face à ce tassement, la direction de Mercedes-Benz envisage une version décapotable, en particulier pour séduire la clientèle californienne, très demandeuse de voitures ouvertes toute l'année.

Une contrainte de conception : comment ouvrir une voiture à châssis-treillis

Le défi n'est pas seulement esthétique : le châssis-treillis tubulaire qui imposait les portes papillon du coupé (voir Le châssis-treillis tubulaire — la pièce maîtresse héritée de la course et Les portes papillon expliquées — une conséquence technique, pas un choix esthétique de départ) doit être entièrement repensé pour accueillir des portières classiques. Les ingénieurs de Sindelfingen abaissent les seuils latéraux du treillis, créent des points d'ancrage pour des charnières basses, dégagent l'espace nécessaire à un véritable coffre à bagages, et renforcent la structure pour compenser la perte de rigidité inhérente au passage d'une carrosserie fermée à une carrosserie ouverte — voir Le cabriolet de 1957 — un châssis entièrement repensé pour des portières classiques. Un prototype est montré au Salon de Genève de mars 1957 ; l'usine est convertie à la nouvelle production dès le mois de mai suivant.

Le confort d'accès et la chaleur en habitacle, arguments décisifs pour de nombreux essayeurs

Au-delà de la seule stratégie commerciale, plusieurs essayeurs et guides d'achat rétrospectifs soulignent que le cabriolet corrige deux irritants bien réels du coupé : la difficulté d'accès et de sortie par les portes papillon au seuil très haut, et une chaleur en habitacle jugée par beaucoup excessive, la faute à des vitres fixes ne s'ouvrant pas et à la proximité du tunnel de transmission et du bloc moteur — voir Le problème de chaleur et de ventilation du coupé. Le cabriolet, dont les vitres descendent normalement, corrige ce point tout en conservant l'essentiel de la mécanique du coupé.

Une fin de carrière en 1963, dernière Mercedes-Benz à châssis séparé

Le cabriolet reste en production jusqu'en février 1963, portant la production totale de cette carrosserie à 1 858 exemplaires. Il s'agit alors de la toute dernière Mercedes-Benz de série construite sur un châssis séparé plutôt que sur une coque autoportante — une page qui se referme définitivement avec l'arrivée, la même année, de la remplaçante 230 SL (W113), conçue sur une plateforme monocoque de sécurité entièrement nouvelle. La transition entre les deux modèles n'est cependant pas un simple remplacement technique : la W113 change délibérément de philosophie, misant sur le confort et la sécurité plutôt que sur la performance pure recherchée par la 300 SL.

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Provenance de cette fiche
Date d'extraction
13 sept. 2026
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