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§ 02 · Sécurité moose test

L'incident du test de l'élan — 21 octobre 1997, aérodrome de Bromma

Mercedes-Benz Classe A · depuis 1997 · 3 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Le déroulé des faits

Le 21 octobre 1997, à peine quelques jours après le début officiel de la commercialisation de la Classe A (voir Le lancement de 1997 — de Genève à l'A-Motion Tour), le journaliste suédois Robert Collin, du magazine automobile Teknikens Värld, soumet une A 160 toute neuve à un test d'évitement d'urgence sur une ancienne piste de l'aérodrome de Stockholm-Bromma. L'exercice, pratiqué en Scandinavie depuis les années 1970, consiste à slalomer brusquement entre des plots disposés en S pour simuler l'évitement d'un obstacle surgissant sur la chaussée — un enfant qui traverse ou, par métaphore devenue célèbre, un élan. La voiture est chargée au maximum : cinq occupants ceinturés et 75 kg de bagages dans le coffre.

Lancée à seulement 60 km/h — une vitesse largement inférieure au seuil de réussite généralement admis pour ce type d'exercice (de l'ordre de 70-72 km/h) —, l'A 160 part en tonneau dès le second slalom. Aucun blessé n'est à déplorer, mais les dégâts matériels sont importants et la scène, filmée, va faire le tour du monde. Détail resté célèbre outre-Rhin et en Scandinavie : lors d'essais comparatifs ultérieurs, une Trabant est-allemande d'ancienne génération, réputation de mauvaise voiture s'il en est, franchit sans difficulté le même exercice là où la Mercedes flambant neuve avait chaviré.

La naissance du mot « Elchtest »

C'est à la faveur d'une interview de Robert Collin au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, où le journaliste illustre son test par l'exemple d'une manœuvre d'évitement d'élan sur la route, que la presse allemande forge l'expression Elchtest (« test de l'élan »). Le terme, immédiatement repris dans toute l'Europe, restera durablement associé à cet épisode précis alors même que l'exercice lui-même — aujourd'hui normalisé sous la référence ISO 3888-2 — est pratiqué de façon courante depuis les années 1970 et continue de l'être sur des centaines de véhicules chaque année.

Un emballement médiatique rapide

L'épisode de Bromma ne reste pas isolé : d'autres organes de presse automobile européens, dont les magazines allemands Auto Bild et Stern, reproduisent et filment à leur tour l'exercice avec des résultats similaires dans les semaines suivantes, amplifiant une crise qui prend rapidement une dimension internationale (voir La réaction de Mercedes-Benz — du déni au rappel général (1997-1998)).

Une précision utile : ne pas confondre avec un autre épisode du même exercice

Ce test de l'élan de 1997 est un événement fondateur, unique dans l'histoire de la Classe A, à ne pas confondre avec un tout autre épisode du même type d'exercice survenu deux ans plus tard : en 1999, une Citroën Xantia Activa V6 a, à l'inverse, établi au même genre de test un record de vitesse resté invaincu pendant vingt-six ans (85 km/h), sans jamais chavirer — un épisode positif et sans rapport de cause avec la mésaventure de la Classe A, documenté dans le corpus consacré à la Xantia : voir ../../citroen-xantia/04-securite-active-passive/moose-test-1999-record-teknikens-varld-xantia.md. Les deux épisodes partagent le même magazine testeur (Teknikens Värld) et le même type d'exercice, ce qui explique une confusion occasionnelle entre les deux dans la presse ou la mémoire collective, mais concernent deux véhicules, deux résultats et deux années différentes.

Voir aussi

Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org (article « Moose test ») + fr.wikipedia.org
Date d'extraction
13 sept. 2026
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