Zebra et HyPer — les premiers prototypes électriques et hybrides de la Classe A
Zebra : une réponse au mandat californien « zéro émission »
En 1997, le gouvernement de Californie impose par mémorandum d'entente aux constructeurs automobiles la commercialisation progressive de véhicules électriques sur son territoire — 2 % des ventes dès 1998-2000, 5 % en 2001-2002, 10 % à partir de 2003 — sous peine de perdre l'accès à ce marché. Mercedes-Benz conçoit, en partenariat avec l'entreprise spécialisée AEG, plusieurs prototypes de Classe A électrique baptisés Zebra, du nom donné à l'ensemble batterie et système embarqué. La Classe A est choisie précisément pour son plancher sandwich, qui permet de loger le bloc de batteries hors des zones de déformation en cas de choc tout en conservant un centre de gravité relativement bas (voir Le plancher « sandwich » — architecture de sécurité passive et pari électrique).
Techniquement, la Zebra embarque un moteur triphasé asynchrone de 30 à 50 kW (jusqu'à 9 700 tr/min, 180 Nm de couple maximal) et une unique batterie de 448 cellules pesant 370 kg. Le véhicule de 1 380 kg atteint les 50 km/h en un peu moins de 4 secondes et le 0 à 100 km/h en 16,5 secondes, pour une autonomie de 200 km. Le mandat californien est finalement annulé par les tribunaux sous la pression de groupes pétroliers, et le projet Zebra en reste au stade de prototype ; DaimlerChrysler privilégiera par la suite la voie de la pile à combustible (voir Necar et F-Cell — huit ans de prototypes à hydrogène sur base Classe A).
HyPer : le premier essai hybride de la lignée (1999)
En 1999, Mercedes-Benz construit un concept-car hybride baptisé HyPer, basé sur une A 170 CDI diesel de 90 ch. Un moteur électrique de 26 kW est ajouté sous le plancher du coffre, relié aux roues arrière : lorsque les deux moteurs sont couplés, le véhicule devient transmission intégrale et développe une puissance cumulée de 115 ch, avec un 0 à 100 km/h en 8 secondes et une consommation ramenée à 4,9 L/100 km contre 6,8 L pour la version diesel classique. Peinte dans une teinte vert-de-gris spécifique jamais proposée au catalogue, la HyPer reprend par ailleurs les pare-chocs et jantes de l'éphémère A 190 TWIN (voir Avant l'AMG officielle — A 210 Evolution, A 38 AMG à deux moteurs et l'unique A 32 K).
Restée elle aussi sans suite commerciale directe, la HyPer est aujourd'hui exposée au musée Mercedes-Benz de Stuttgart. Sa technologie a néanmoins posé un jalon pour l'électrification ultérieure de la gamme, qui aboutira notamment vingt ans plus tard à l'A 250 e (voir L'A 250 e — la première hybride rechargeable de la Classe A).
Voir aussi
- Site source
- fr.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
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