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§ 03 · Innovations technologiques

Mars 1995 : l'ESP fait ses débuts mondiaux sur le coupé S 600 (C 140), fruit d'une décennie de recherche avec Bosch

Mercedes-Benz Classe S · 2 min de lecture · extraite le 14 sept. 2026

Une décennie de recherche avant la mise en série

L'ESP (Electronic Stability Program, programme électronique de stabilité) résulte d'un travail de long terme mené en parallèle par deux équipes : les ingénieurs Bosch commencent à explorer les moyens d'empêcher un véhicule de déraper dès 1983, tandis que Mercedes-Benz (Daimler) mène des recherches similaires dans la seconde moitié des années 1980. Les deux entreprises unissent leurs efforts en 1992, s'engageant à porter l'ESP jusqu'à la production de série en 36 mois au maximum — un objectif tenu grâce au travail conjoint de plus de quarante ingénieurs Bosch et Mercedes-Benz.

Le coupé S 600, premier support mondial, avant la berline et le roadster SL

L'ESP entre en production de série pour la première fois au monde en mars 1995, sur le coupé S 600 (C 140) de la lignée Classe S — le tout premier véhicule de série équipé de ce système, dès son montage en série à cette date. Il équipe ensuite, quelques mois plus tard la même année, la berline W140 puis le roadster SL (R129). Contrairement à l'ABS ou à l'airbag, dont la diffusion vers le reste de la gamme s'est étalée sur plusieurs années (voir 1978 : le freinage ABS fait ses débuts mondiaux sur la Classe S W116 et 1981 : l'airbag conducteur et les prétensionneurs de ceinture arrivent avec la W126), l'ESP se généralise plus rapidement à l'ensemble de l'industrie automobile mondiale dans les années qui suivent, avant de devenir une obligation réglementaire européenne pour tous les véhicules neufs.

Un principe qui prolonge et dépasse l'ABS

Là où l'ABS empêche le blocage des roues au freinage, l'ESP va plus loin : il détecte, plusieurs fois par seconde, tout écart entre la trajectoire voulue par le conducteur (angle de braquage) et la trajectoire réellement suivie par le véhicule, et corrige automatiquement cet écart en freinant sélectivement une ou plusieurs roues, y compris hors freinage volontaire du conducteur — un principe qui deviendra, des décennies plus tard, l'un des piliers technologiques des systèmes d'aide à la conduite et de contrôle de trajectoire semi-autonomes développés par la suite (voir Drive Pilot : la Classe S W223, première voiture de série au monde homologuée en conduite autonome de niveau 3).

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Provenance de cette fiche
Site source
thebrakereport.com / automotiveworld.com / autoblog.com / en.wikipedia.org
Date d'extraction
14 sept. 2026
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