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§ 04 · Motorisations plateforme

Le V12, moteur signature de la Classe S depuis la riposte à BMW de 1991

Mercedes-Benz Classe S · 2 min de lecture · extraite le 14 sept. 2026

Une naissance dans l'urgence, sous la pression de la concurrence

Le tout premier moteur V12 de tourisme de l'histoire de Mercedes-Benz, le bloc M120 (6,0 litres, 290-300 kW), naît dans des circonstances particulières : le développement de la W140, entamé dès 1981, est retardé de dix-huit mois en 1986 après l'annonce surprise par BMW de son propre moteur V12 — Mercedes-Benz refusant de se laisser distancer sur le segment le plus prestigieux de la gamme. Le M120 équipe la W140 à son lancement en 1991, marquant le début d'une continuité ininterrompue du V12 sur la Classe S qui se poursuit, plus de trois décennies plus tard, jusqu'à la génération actuelle.

De l'atmosphérique W140 au biturbo des générations modernes

Sur la W220 (1998-2005), l'offre V12 s'étend de 5,5 à 6,3 litres, disponible en versions atmosphérique ou biturbo — cette dernière alimentant notamment la S 65 AMG, introduite en 2005 avec 612 ch et 1 001 N⋅m de couple (voir S 55, S 63, S 65 AMG : les débuts de la performance intégrée sur la Classe S (W220-W221)). Sur la W221, le V12 biturbo M275 (5,513 litres) équipe aussi bien la S 600 civile (517 ch) que la S 65 AMG, dont la puissance grimpe jusqu'à 630 ch en fin de carrière. La W222 reconduit ce même bloc biturbo 6,0 litres sur la S 65 AMG (630 ch), avant que 2019 ne marque un tournant : la dernière série de 130 exemplaires, en finition noire obsidienne à liserés bronze, clôt l'ère du V12 AMG sur la Classe S (voir S 63 et S 65 AMG sur la W222 : le chant du cygne du V12 AMG sur la Classe S (2013-2019)).

Un V12 devenu rare, réservé aux versions les plus exclusives

Sur la W223, le V12 biturbo 6,0 litres subsiste, mais dans un périmètre volontairement restreint : il n'équipe plus que la S 680 Guard blindée et les déclinaisons Mercedes-Maybach (voir Mercedes-Maybach S-Class : quand le châssis de la Classe S devient le support d'une sous-marque ultra-luxe), sur un marché mondial où la plupart des rivales ont depuis longtemps abandonné ce type de motorisation au profit du downsizing suralimenté ou de l'hybridation. Cette rareté volontaire, plutôt qu'une disparition pure et simple, distingue la Classe S de plusieurs de ses concurrentes directes sur le segment exécutif haut de gamme (voir BMW Série 7 et Audi A8 : la rivalité flagship allemande).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org
Date d'extraction
14 sept. 2026
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