La 3000GT Spyder (1995-1996) : le retour du toit rigide rétractable électrique après trente-six ans
Une conversion confiée à un spécialiste californien, pas une carrosserie d'origine
La 3000GT Spyder n'est pas dessinée en interne chez Mitsubishi mais conçue en collaboration avec Chrysler et convertie à partir de coupés de série par ASC (American Sunroof Corporation), société californienne spécialisée dans les toits ouvrants et les transformations de carrosserie de faible volume pour le compte de constructeurs. Commercialisée sous les noms Spyder SL (version atmosphérique) et Spyder VR4 (version biturbo) pour les millésimes 1995 et 1996, elle reste un produit à diffusion volontairement limitée plutôt qu'une version de grande série.
Le premier toit rigide rétractable entièrement automatisé depuis 1959
Le fait le plus marquant de la Spyder, corroboré à l'identique par Wikipédia en anglais et en japonais, tient à sa mécanique de toit : un toit rigide escamotable électriquement dans le coffre, présenté par les deux sources comme la première réalisation de ce type commercialisée en grande diffusion depuis la Ford Skyliner de 1959 — soit un intervalle de trente-six ans sans qu'aucun constructeur généraliste n'ait remis ce principe sur le marché. Cette antériorité éclaire d'un jour particulier l'engouement ultérieur des constructeurs, dans les années 2000, pour les toits rigides rétractables devenus courants sur de nombreux cabriolets premium.
Un net surpoids assumé par la fiche technique
La transformation en cabriolet à toit rigide alourdit sensiblement la voiture : une Spyder SL affiche 1 655 kg contre 1 480 kg pour un coupé SL, et une Spyder VR-4 atteint 1 870 kg contre 1 695 kg pour le coupé VR-4 équivalent — un différentiel d'environ 175 à 180 kg selon les versions, directement lié au renforcement de caisse nécessaire pour compenser l'absence de toit rigide fixe. Ce surpoids explique pourquoi la Spyder conserve, contrairement au reste de la gamme à partir de 1995, les jantes 17 pouces à profil plus haut plutôt que les jantes plus grandes adoptées ailleurs (voir Série 2 (1994-1996) : restylage, gain de puissance et début du dégraissage technologique).
Des teintes et des combinaisons d'intérieur exclusives à cette version
Wikipédia en anglais détaille les combinaisons de couleurs proposées chaque millésime : en 1995, rouge/cuir gris, noir/cuir ivoire, blanc perle/gris et jaune Martinique/cuir ivoire ; en 1996, rouge/cuir havane, noir perle/cuir havane, blanc perle/cuir havane et vert perle/cuir havane. La Spyder SL n'est proposée qu'avec la boîte automatique, tandis que la Spyder VR4 n'est disponible qu'avec la boîte manuelle Getrag à six rapports — un choix d'offre qui simplifie la gamme plutôt que de dupliquer toutes les combinaisons possibles.
Voir aussi
- Site source
- en.wikipedia.org, ja.wikipedia.org
- Date d'extraction
- 13 sept. 2026
- URL d'origine
- https://en.wikipedia.org/wiki/Mitsubishi_3000GT ↗
- Le design signé Masaru Suzuki : ligne « coke bottle », phares escamotables et intakes facticesMitsubishi 3000GT / GTO · Carrosserie
- Série 2 (1994-1996) : restylage, gain de puissance et début du dégraissage technologiqueMitsubishi 3000GT / GTO · Histoire et modèles
- Le Dodge Stealth (1991-1996/1997) : trois finitions, et un « Plymouth Stealth » qui n'a jamais existéMitsubishi 3000GT / GTO · Badge engineering chrysler
- Cote 2026 : le marché de la collection redécouvre enfin le VR-4, avec une envolée de plus de 30 % en un anMitsubishi 3000GT / GTO
- Série 2 (1994-1996) : restylage, gain de puissance et début du dégraissage technologiqueMitsubishi 3000GT / GTO
- L'édition Beckenbauer (1994) : trente exemplaires jaune Lamborghini en hommage à une légende du football allemandMitsubishi 3000GT / GTO