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§ 02 · Moteur

SD33 et TD42 — les diesels increvables qui ont bâti la réputation du Patrol

Nissan Patrol · depuis 1951 · 2 min de lecture · extraite le 13 sept. 2026

Le SD33, premier diesel de la lignée

C'est avec la série 160, en 1980, que le Patrol reçoit son tout premier moteur diesel : le SD33, un six-cylindres atmosphérique de 3,246 litres, disponible dès 1980 aux côtés d'une version turbocompressée (SD33T) ajoutée en 1984, qui porte la puissance à 110 ch et permet d'atteindre 145 km/h en pointe — une performance notable pour un diesel de tout-terrain de cette époque (voir Les séries 160 et 260 (1980-2002) — le virage confort et l'usine espagnole de Barcelone). Une révision technique fait passer le nombre de segments de piston de cinq à trois et introduit des gicleurs de refroidissement, tout en remplaçant le filtre à huile en cartouche papier par une cartouche vissée — des évolutions mineures en apparence, mais qui améliorent sensiblement la longévité du moteur en usage intensif.

Le TD42, moteur fétiche de toute une génération de puristes

Le TD42 (4,2 litres, culasse à flux croisé, arbre à cames haut) fait son apparition avec le Y60 en 1987, dans une version atmosphérique puis turbocompressée (TD42T/Ti). C'est ce moteur qui construit l'essentiel de la réputation de fiabilité mécanique absolue attachée au Patrol, tant en Australie qu'au Moyen-Orient : sa conception mécanique simple, sans électronique complexe, en fait un moteur réparable dans des conditions rudimentaires, loin de tout atelier équipé. Une modification apportée en août 1993, destinée à réduire la consommation et à augmenter le régime maximal en allégeant certaines pièces internes, a toutefois eu pour effet secondaire de fragiliser légèrement le bloc — les moteurs d'origine, identifiables à leur cache-culbuteurs argenté, sont distingués des versions allégées ultérieures à cache-culbuteurs noir, une nuance bien connue des mécaniciens spécialisés et des acheteurs avertis (voir Guide d'achat — les points de vigilance mécanique selon la génération).

Une philosophie de conception résolument tournée vers la simplicité

Le TD42, comme le SD33 avant lui, doit une large part de sa réputation à l'absence quasi totale d'électronique embarquée sur ses versions les plus anciennes — un choix de conception qui deviendra, avec le temps, un argument de vente à part entière pour toute une catégorie d'utilisateurs professionnels et de voyageurs au long cours, en particulier sur les marchés les plus isolés d'Afrique et du Moyen-Orient (voir Un outil professionnel avant d'être un loisir — la réputation de fiabilité du Patrol). Cette philosophie de robustesse mécanique avant tout se prolonge, avec quelques nuances, jusque dans le diesel quatre-cylindres qui prendra sa suite au tournant des années 2000 (voir Du RD28 au ZD30 — quand le passage au diesel moderne tourne au faux pas mécanique).

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Provenance de cette fiche
Site source
en.wikipedia.org ; carexpert.com.au
Date d'extraction
13 sept. 2026
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